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RDC : Hiroshi Karube et Daniel Mukoko exhortent aux Enarques le «sens de communauté» !

L’Ambassade du Japon, Hiroshi Karube et le Professeur Daniel Mukoko Samba ont exhorté aux Enarques, futurs cadres de l’Administration Publique, le « Sens de Communauté » jeudi 01 Juin 2017. C’était au cours du séminaire sur le Japon organisé à l’École Nationale d’Administration (ÉNA).
L’Ambassadeur du Japon a indiqué à l’assistance que l’indépendance et le développement du Japon sont dus aux efforts des jeunes japonais qui ont avidement absorbé et exploité les technologies et les connaissances occidentales.
« Le développement économique du Japon a été réalisé, entre autres, grâce à la stabilité politique et aux capacités humaines importantes dans la fonction publique », a souligné Monsieur Karube.
Et d’insister : « les fonctionnaires doivent toujours penser à l’intérêt public et non pas l’intérêt privé, et que pour cela il faut avoir le sentiment d’appartenance aux institutions publiques, provinciales et gouvernementales ».
L’intervention de l’Ambassadeur du Japon a eu le mérite de démontrer à la jeunesse congolaise comment, pour chaque japonais, la survie de l’État a prévalu sur tout au cours du 19ème siècle après la Seconde Guerre Mondiale. D’où, la motivation des Enarques à travailler avec cet esprit.
Pour sa part, Daniel Mukoko, Professeur en Economie de l’Université de Kinshasa et ancien boursier du Gouvernement du Japon, a planché sur la contribution de l’Administration publique au Développement du pays. Puisant dans l’histoire du Japon, du Botswana et la RDC, il a circonscrit l’importance et la nécessité de considérer le développement à long terme.
« Pour atteindre ce but, il faut avoir un système institutionnel aéré et stable, ainsi que le contrôle rigoureux sur ces institutions, comme la Cour des Comptes », a expliqué Daniel Mukoko qui a mis l’accent sur l’importance du « sens de communauté, d’appartenance à une même coquille ».
Comme pour dire que les fonctionnaires devraient considérer les défis développementaux comme « affaires de tous».
Avec ces intervenants, les participants ont eu un échange dynamique et interactif.
Pour rappel, il s’agit d’un deuxième séminaire organisé à l’ÉNA, à la suite du premier tenu en décembre 2015.
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