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RDC : «impunité et corruption», Shadary promet d’agir «coup sur coup» !

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[ANALYSE] – Le candidat président de la République porté par le Front commun pour le Congo (FCC), Emmanuel Ramazani Shadary a promis, une fois élu par le peuple, d’agir «coup sur coup» en ce qui concerne les anti-valeurs qui gangrènent la gouvernance de la RDC. Pari hasardeux ou réalisable ?

Plus qu’un pari fou, il s’agit visiblement d’un engagement ferme et solennel que le dauphin de Joseph Kabila vient de prendre devant son électorat, celui de « combattre l’impunité, l’abus du pouvoir, le clientélisme, la corruption, la fraude perpétrée à tous les niveaux par des personnes physiques ou morales, de nationalités congolaises ou étrangères.»

Même s’il a été applaudis par ses partenaires et fanatiques du regroupement présidentiel, commentent certains analystes, Shadary sait pertinemment bien que ce n’est pas une mince affaire. Raison pour laquelle, il s’est engagé à être «intraitable» en ce qui concerne la distribution de la justice quel que soit le rang social de potentiels délinquants ou mieux de kulunas en cravate.

Cette posture de Shadary a suscité des interrogations au sein de la classe politique en commençant par sa propre famille politique dans laquelle se trouvent certains gestionnaires des structures de l’Etat accusés et/ou soupçonnés de mauvaise gestion, détournement ou corruption.

Est ce l’annonce d’un nettoyage des écuries ? Shadary va-t-il exhumé la très célèbre plainte présidentielle contre plusieurs mandataires publics et opérateurs économiques proches du pouvoir documentée et déposée par le professeur Luzolo Bambi Lessa ? Sera – t – il en mesure d’instruire le procureur général de la République à ouvrir des enquêtes judiciaires concernant toutes les graves dénonciations faites cette dernière décennie par des ONG anti-corruption ?

C’est là que certains sceptiques estiment que Shadary aura du mal à combler le fossé existant entre la parole et l’acte. Si seulement il n’arrivait pas, une fois élu chef de l’Etat, à expédier ce tas de dossiers d’alerte aux détournements et à la corruption bien rangés dans les tiroirs du palais de la Nation.

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Si le fait de s’inscrire dans la continuité de l’oeuvre de Joseph Kabila est une chose, commentent certains analystes sur la toile, l’élève se voit dans l’obligation de mieux que son maître, spécialement en matières de lutte contre la corruption et l’impunité. D’où le mérite du surnom «coup sur coup».

«Nous souhaitons que cette tolérance zéro prônée par Shadary ne demeure pas un vœu pieux une fois aux affaires comme – les portes de la prison qui ne sont restées ouvertes – que pour les menus fretins. Aucun corrupteur ni détourneur des deniers publics reconnu coupable n’y a fait son entrée. Et pourtant, de personnes soupçonnées sont nombreuses à se réfugier dans sa famille politique», a commenté un observateur anonyme.

Ramazani Shadary promet ne ménager aucun effort pour améliorer les conditions de travail et du personnel dans les cours et tribunaux de la République. Car, appelle-t- il «une justice juste» pour ce pays qui lui a tout donné et pour lequel il doit donné le meilleur de lui-même pour son développement, une fois élu président de la République.

« Le vrai défi qui se dresse devant nous n’est pas celui de l’inexistence de ressources financières. Mais plutôt celui de notre capacité à créer de richesses, à les mobiliser et à les protéger contre le coulage», a déclaré Ramazani Shadary.

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Sur cet aspect de lutte contre la corruption et le coulage de recettes de l’État, tous ses adversaires, à savoir : Vital Kamerhe, Félix Tshisekedi, Martin Fayulu, Noël Tshiani et même Seth Kikuni ont donné un ton ferme. Cependant, tout dépend de l’approche pragmatique à laquelle chacun d’eux pourra recourir en cas de son accession au Palais de la Nation.

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