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RDC : JED dénonce la culture de l’impunité qui tue la liberté de la presse

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Journaliste en danger (JED) a dénoncé la culture de l’impunité qui tue la liberté de la presse en RDC. Pour cette structure, les violences contre les journalistes sont le fait des personnes identifiables qui abusent de leurs positions pour s’en prendre aux médias et qui ne sont jamais inquiétées. D’où, son appel aux autorités congolaises pour mettre fin à cette impunité qui entretient l’insécurité pour les journalistes.

Dans son Rapport annuel 2018 sur l’état de la liberté de la presse et d’expression en RDC intitulé « Journalistes et Médias sous pression : Les élections de tous les dangers »JED constate que le climat de travail des journalistes ne s’est guerre amélioré et aucune mesure, ni politique ni législative, n’a été prise par les autorités du pays en faveur de la liberté de l’information. Le nombre des journalistes et des médias attaqués reste toujours élevé.

En effet, déplore – t – elle, depuis le début de cette année, 121 divers cas de violations des  droits d’informer et d’être informé ont été répertorié comme c’était le cas en 2017. Ces atteintes se repartissent comme suit :

  • 54 journalistes ont été arrêtés pour diverses raisons professionnelles. Si les uns ont été privés de leur liberté pendant moins de 48 heures, d’autres, au contraire, ont été gardés dans les installations des divers services pendant de longues périodes.
  • 37 cas de censure ou des pressions diverses ont été exercées sur les médias par des autorités politiques ou des services de sécurité.
  • 30 journalistes ont reçu des menaces directes ou indirectes, ou ont été agressés dans l’exercice de leur profession. Il s’agit plus particulièrement des journalistes qui couvraient des manifestations publiques organisées par l’opposition, les mouvements pro démocratie, etc.

Pour JED, la célébration de la Journée de lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes donne l’occasion de rappeler qu’en RD Congo, des centaines des journalistes et professionnels des médias risquent chaque jour la mort ou la prison à cause de leur métier d’informer.

“Ces atteintes à la liberté de la presse recensées par JED sont généralement ou majoritairement le fait des personnes détentrices d’une parcelle de pouvoir public, et qui abusent ainsi de leur position, en toute illégalité et en toute impunité”, précise le Rapport.

Sa publication intervient à quelques jours du lancement de la campagne pour des élections générales annoncées pour le 23 décembre prochain. Des élections qui se préparent dans un climat de haute tension politique marqué par des violences qui n’ont pas épargnées les professionnels des médias.

JED rappelle qu’en exerçant leur profession dans un contexte de vive tension qui fait planer le spectre d’un chaos généralisé dans le pays, plusieurs journalistes couvrant diverses manifestations publiques organisées par l’opposition et la société civile dans le but d’exiger du président Kabila la renonciation à un troisième mandat – conformément à l’Accord de la Saint Sylvestre – ont été copieusement passés à tabac et humiliés par des agents de l’ordre. Leur matériel de travail a été endommagé ou confisqué.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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