Connect with us

a la une

RDC : JED publie la liste de «bourreaux» des journalistes en 2018 !

Published

on

Journaliste en danger (JED) vient de rendre publique, ce vendredi 2 novembre 2018, la liste de ceux qu’elle a identifié comme «prédateurs de la liberté de la presse» depuis le début de cette année. Objectif : lutter contre l’impunité des crimes et d’autres abus commis contre les journalistes.

Dans son rapport 2018, JED dénombre un total de 121 cas de menaces, agressions, arrestations, censure, … Tous ces incidents, d’après elle, font partie d’un système de répression planifiée dans le but de faire taire ou faire disparaître tous ceux qui dérangent parce qu’ils ne pensent pas la même chose que les caciques du régime.

Qui sont ces prédateurs?
Un tableau publié dans ce Rapport donne schématiquement les noms et les fonctions de toutes les personnes, détentrices de pouvoir public ou jouissant d’une notoriété publique, qui ont été impliquées directement ou indirectement dans les cas d’atteintes à la liberté de la presse.

Dans le lot de ces bourreaux, figurent : Barthélemy Okito (secrétaire général aux Sports), Alphonse Ngoyi Kasanji (gouverneur du Kasai Oriental), Emery Okundji (ministre des PT-NTIC), Ernest Kabila (directeur général de la RTNC), Emmanuel Shadary (alors vice-premier ministre en charge de l’Intérieur), Van Kasongo (colonel de la police nationale congolaise basé à Goma).

JED constate que ces services et autorités basées à Kinshasa et dans les provinces s’étaient impunément immisces dans le travail des journalistes. Car, ils ont procédé à des arrestations arbitraires des professionnels des médias, à la fermeture illégale des médias et à la coupure de la connexion internet et des services de messagerie (SMS).

Quelques chiffres alarmants
Le Rapport indique que les services de sécurité (Police, Armée et ANR) ont tenu, en 2018, le haut du tableau des principales attaques contre la liberté de la presse avec 44%, soit 53 cas des violations manifestes des droits d’informer et d’être informé.

Des lors, précise – t – il, différentes autorités ont donc porté des coups contre la liberté de la presse à l’échelle de 33%, soit 40 cas d’atteintes à la liberté de la presse.

La liberté de la presse à été également bafouée cette année par des acteurs sociaux – étudiants, artistes musiciens, responsables d’entreprises de presse, etc. (15%), – par des groupes armés (2%) et par des inconnus qui ont proféré des menaces anonymes aux journalistes (6%).

Toutefois, JED affirme encourager généralement les journalistes et les médias victimes de ces violations à engager des poursuites judiciaires contre ces personnes identifiables en dépit de leur position ou de leurs institutions.

A RE(LIRE) : JED dénonce la culture de l’impunité qui tue la liberté de la presse 

En mettant sur la place publique les noms de ces «bourreaux» de la presse pour l’année 2018, JED poursuit sa démarche consistant à lutter contre l’impunité de ces crimes et d’autres abus commis contre les journalistes.

Mais aussi celle d’exiger l’application de la résolution sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité adoptée, le 18 décembre 2013, par l’Assemblée générale des Nations unies.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

Edito

Advertisement
%d blogueurs aiment cette page :