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RDC : l’ANADEC présente son plan d’actions aux acteurs du secteur de PME

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L’Agence nationale de Développement de l’Entrepreneuriat Congolais (ANADEC) a organisé, ce jeudi 12 mai 2022, à l’hôtel Rotana à Kinshasa, un atelier d’échanges sur la transformation de l’Office de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises (OPEC) en ANADEC avec les responsables des associations professionnelles des structures d’accompagnement des PME et des incubateurs et des startups centers.

Cet atelier d’échanges a eu pour objectifs:

• d’informer les responsables des structures précitées de la transformation intervenue de l’OPEC en ANADEC et de son plan d’actions;

• d’identifier et récolter les attentes des acteurs majeurs de l’écosystème entrepreneurial et de les aligner au plan d’actions de l’ANADEC afin de contribuer à l’atteinte des objectifs du Programme National de Développement au Congo (PRONADEC);

• d’identifier et créer les synergies entre les actions et de fédérer les efforts pour l’éclosion harmonieuse d’un écosystème où chaque acteur joue pleinement son rôle.

Depuis le 5 juin 2020, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a adopté le PRONADEC en Conseil des Ministres.

Ce programme a pour mission de booster l’écosystème entrepreneurial congolais. Il consacre ainsi de nombreuses réformes dans le secteur de l’entrepreneuriat des Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MPMEA) et notamment la transformation qui a été concrétisée par le Décret n°21/02 du 2 octobre 2021 fixant les statuts d’un établissement public dénommé Agence Nationale de Développement de l’Entrepreneuriat Congolais.

Selon les explications fournies par le Directeur général de l’ANADEC, Ezéchiel Biduaya, la transformation de l’OPEC en ANADEC a été dictée, entre autres, par le souci d’élargir le champ d’action de l’OPEC.

« A l’époque, l’OPEC était limité aux seules PME. Près de cinquante ans après, les données ont changé. », a-t-il fait remarquer.

Dans un pays où 66% de la population est constituée des jeunes, il n’était donc plus possible de tolérer le système « demandeur d’emplois » en vogue auprès des jeunes diplômés. Surtout lorsque la situation entrepreneuriale de la RDC s’avère alarmante avec plus de 95% des PME évoluant dans l’informel.

A cet effet, l’entrepreneuriat étant désormais considéré par le Gouvernement congolais comme une voie d’insertion professionnelle par excellence, il a fallu des réponses urgentes pour faire face à ce que les experts qualifient de « désert entrepreneurial ».

« Face à un accompagnement insuffisant au niveau institutionnel et opérationnel, aux difficultés d’accès au crédit bancaire et aux marchés publics, le Gouvernement a entrepris de mettre en place le Programme national de développement de l’Entrepreneuriat au Congo (PRONADEC). Celui-ci induit des réformes ayant conduit à la transformation de l’OPEC en ANADEC. », a fait savoir en substance le Directeur général de l’ANADEC.

Ezéchiel Biduaya a noté par ailleurs que les réponses du Gouvernement congolais ont aussi consisté à mettre en phase l’OPEC avec la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.

« Au plan politique, il a été créé un ministère en charge des Classes moyennes, Micro, Petites, Moyennes, Entreprises et Artisanat. Il a fallu donc un répondant au point de vue opérationnel. D’où la transformation de l’OPEC en ANADEC. », a indiqué Ezéchiel Biduaya.

Ayant deux missions principales à savoir celles d’information et de formation, l’ANADEC devra aider à la création d’entreprises, assurer un accompagnement des porteurs d’idées de projets en incubation, et bien entendu encourager les PME évoluant dans le circuit informel à intégrer le système formel.

Dans sa vision pour les dix prochaines années, l’ANADEC compte en effet accompagner la création de 1,5 million d’entreprises capables de générer 5 millions d’emplois directs et 15 millions d’emplois indirects.

Selon les statistiques issues du récent recensement général des entreprises (RGE) de l’Institut national de la statistique (INS), sur un total de 586 000 entreprises enregistrées en 2019, plus de 53% d’entre elles sont des « très petites entreprises ». Les PME représentant 44% et 1,7% pour les Grandes entreprises.

De ce fait, le secteur privé en République Démocratique du Congo (RDC) est constitué de 98% de PME.

S’agissant des secteurs d’activités, le RGE renseigne que 65% d’entreprises recensées font du commerce alors que 8% relèvent du domaine de service.

Il en ressort donc que plus de la moitié des entreprises congolaises évoluent dans le commerce, précise Ezéchiel Biduaya.

Quant à la possession des documents légaux, les statistiques de l’Institut national de la statistique (INS) renseignent que 95% d’entreprises congolaises ne détiennent aucun document officiel pour exercer leurs activités.

La principale leçon à tirer est que « l’entrepreneuriat de subsistance prime sur l’entrepreneuriat de croissance », a martelé le Directeur général de l’ANADEC.

En termes de répartition par province, les mêmes données du RGE indiquent que la ville de Kinshasa est en pôle position avec un taux d’entreprises évalué à 29%.

Patrick BOMBOKA

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