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RDC : l’APNAC invite la population à se mobiliser pour lutter contre la corruption

Le réseau des parlementaires contre la corruption (APNAC-RDC) a invité, le vendredi 9 décembre 2022, la population congolaise à se mobiliser pour lutter contre la corruption qui freine le développement du pays. C’était lors d’une conférence organisée à l’occasion de la journée internationale de lutte contre la corruption.
Selon le député national, Jean-Pierre Pasi Zapamba, président de ce réseau, la lutte contre la corruption est une affaire de tous.
« Le thème international est « Unissons le monde contre la corruption », et le sous-thème de l’ANPAC est « la guerre et la corruption, quel lien en RDC? », a-t-il expliqué.
Pour le député national Jean-Pierre Pasi Zapamba, le sous-thème choisi se justifie par le fait que « le peuple congolais doit s’approprier de la lutte contre la corruption car c’est une affaire de tout le peuple congolais qui doit assumer ses responsabilités face à la misère qui le frappe ».
Et d’ajouter : « C’est une journée de méditation, de réflexion, de commémoration de la lutte contre la corruption. Le Chef de l’Etat congolais en a fait son cheval de bataille. Nous, à l’Assemblee via l’APNAC, nous avons saisi cette opportunité pour proposer un cadre juridique qui peut aider le pouvoir judiciaire à bien dire le droit. Mais c’est depuis le 18 juin 2020 que la proposition de Loi a été jugée recevable par la plénière donc cette proposition de Loi est encore dans les tiroirs. Il y a lieu, avant que nous terminions cette législature, qu’on puisse poser la question de savoir pourquoi deux ans après cette proposition de Loi ne fait pas l’objet de débat? », s’est-il préoccupé.
De son côté, le député national Emery Okundji a montré le lien qui existe entre la corruption et la guerre en partant de la définition de la corruption comme abus de pouvoir. Il a indiqué que les conséquences néfastes de ce fléau sur le développement de la nation sont énormes.
Selon lui, la lutte contre la corruption favorise l’émergence de la démocratie et de l’Etat de droit. D’où les efforts doivent être fournis en RDC pour lutter efficacement contre la corruption.
Emery Okundji a par ailleurs énuméré certains exemples fournis par le Gouvernement congolais pour lutter contre la corruption notamment la patrouille financière menée par l’IGF, dont malheureusement les efforts sont bloqués dans la mesure où la RDC est en proie en une guerre d’agression imposée par le Rwanda et l’Ouganda par le canal de M23.
Pour sa part, le Professeur Luzolo Bambi a souligné que la corruption doit être perçue comme une menace contre la République.
« Nous devons identifier la corruption comme une menace réelle qui tent à faire disparaître le pays. Pour ce faire, il faudra que la RDC refuse d’être considérée comme le 11ème pays le plus corrompu au monde. Il faut se mobiliser, autant qu’on le fait, contre la guerre, la Covid-19 car la première victime de la corruption, c’est la population », a-t-il insisté.
Comment sortir de la corruption?
Les deux intervenants ont formulé des recommandations aux différentes institutions :
1° Au Président de la République et au Gouvernement central.
Ils ont notamment recommandé la poursuite de réformes pour structurer, équiper l’armée, mettre en place une justice transitionnelle;
2° Au Parlement, les intervenants ont recommandé la redynamisation, le contrôle parlementaire pour lutter contre la corruption. Les parlementaires sont appelés à renforcer les troupes agressées par un autre plutôt que se plaindre en montrant que les rebelles ont plus d’armes tout en sachant qu’il y a deux pays qui agressent la RDC.
3° Ils ont recommandé à la population de se mobiliser car c’est elle qui est la victime de tous les actes de la corruption.
Agnès KAYEMBE


















