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RDC: le Gouvernement salue les progrès accomplis dans la lutte contre la traite des personnes

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Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, se félicite de l’amélioration de la situation de lutte contre la traite des personnes dans le pays. Il l’a signifié aux membres du Gouvernement lors du 51 ème conseil des ministres tenu le vendredi 2 octobre 2020 par visioconférence.

A la base de cette montée d’un cran de la côte de la RDC sur l’échiquier international, figurent en bonne place les efforts fournis, au plan interne, dans ce domaine, notamment par la création et l’opérationnalisation de l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Traite des Personnes (APLTP).

 » En vue de poursuivre cet élan, le Premier ministre a été chargé de faire examiner au niveau du Gouvernement, spécialement dans sa commission des lois et au Conseil des ministres, l’avant-projet de loi relative à la traite des personnes qui a été adopté à l’issue de l’Atelier de validation organisé à Kinshasa sur cette question, avant sa transmission au parlement« , indique le porte-parole du
Gouvernement, Jolino Makelele, dans le compte-rendu du conseil des ministres.

Notons que la RDC s’est hissée au Niveau 2 sur la liste de surveillance, d’après le Rapport sur la traite des personnes 2020.

Selon le rapport en question, le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) n’a pas pleinement atteint le niveau minimum requis pour l’élimination de la traite, mais fait d’efforts considérables pour y parvenir.

Il est établi à cet effet que le Gouvernement a accompli des réalisations importantes au cours de la période sous examen. Par conséquent, la RDC s’est hissé au niveau 2 sur la liste de surveillance.

Parmi ces réalisations figurent l’augmentation du nombre d’enquêtes et de poursuites des cas de traite, particulièrement la traite liée à l’exploitation sexuelle et au travail forcé – des crimes qui n’avaient pour la plupart jusqu’alors pratiquement pas été traités par le système judiciaire – bien la même justice a continué de faire des enquêtes et poursuites contre les crimes d’enrôlement enfants soldats.

Aussi, note le rapport, le Gouvernement a condamné un ancien colonel de l’armée nationale congolaise (FARDC) et le chef d’un groupe armé pour des crimes de traite, entre autres ; les a condamnés à des peines appropriées, y compris des peines importantes d’emprisonnement ; et a requis au chef d’un groupe armé et à deux complices de verser des réparations à plus de 300 victimes de l’esclavage sexuel et d’autres délits.

Bien que le Gouvernement n’ait toujours pas de procédures opérationnelles standard pour l’identification des victimes et leur orientation vers les soins et un système complet de transmission des données, pour la première fois, le Gouvernement a élaboré des rapports trimestriels sur les progrès en matière lutte contre la traite des êtres humains et dans un de ces rapports, il a indiqué qu’il avait identifié des victimes.

Par ailleurs, le Gouvernement a officiellement mis en place un comité interministériel de lutte contre la traite des êtres humains qui a répertorié les abris, coordonnés par les ONGs et les organisations internationales pour identifier et protéger les victimes, et il a élaboré et lancé pour la première fois le plan d’action national de lutte contre la traite des êtres humains.

En partenariat avec des organisations internationales, le Gouvernement a également continué de prendre des mesures pour prévenir et mettre fin à l’enrôlement d’enfants soldats, notamment en séparant les enfants soldats des groupes armés non gouvernementaux, en procédant à une vérification de l’âge des recrues et en obtenant des promesses écrites des 27 commandants des groupes armés non gouvernementaux de renoncer au recrutement d’enfants.

Malgré ces réalisations, le Gouvernement n’a pas rapporté de manière exhaustive des efforts de répression et de protection contre la traite des êtres humains et n’a pas ventilé les efforts d’application de la loi ciblant directement la traite sexuelle des autres délits de violence sexuelle, renseigne le rapport.

Le Gouvernement n’a donc pas élaboré de procédures opérationnelles normalisées pour l’identification et le renvoi des victimes, ni adopté une législation complète qui punit toutes les formes de traite ou et qui tienne pour responsable les fonctionnaires complices.

L’Agence pour la Prévention et la Lutte contre la Traite des Personnes (APLTP), le nouvel organe national de coordination créé en avril 2019, a signalé que 1135 femmes avaient été enlevées par des groupes armés pour l’esclavage sexuel dans la province d’Ituri et que les ONG locales avaient porté 142 cas devant les tribunaux provinciaux.

Patrick BOMBOKA

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