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RDC : le premier ministre appelé à se pencher sur la compensation de manque à gagner de la SNEL et REGIDESO

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RDC : le premier ministre appelé à se pencher sur la compensation de manque à gagner de la SNEL et REGIDESO

Le Premier Ministre, Sylvestre Ilunga Inlunkamba a été chargé, lors du 45 eme conseil des ministres tenu à Kinshasa, le vendredi 21 août 2020, de se pencher sur la compensation du manque à gagner pour la SNEL et REGIDESO. Ces deux sociétés sont dans une situation qui risque de les conduire à l’arrêt de leurs activités faute de moyens conséquents.

En effet, à la faveur de l’état d’urgence sanitaire et pour faire face à la pandémie de la Covid-19, le gouvernement avait décrété la gratuité dans la fourniture d’eau et électricité au profit de la population durant deux mois, à savoir, mois de mars et avril.

Cependant, le gouvernement n’a pas encore tenu ses promesses de compenser ce manque à gagner.

Le Premier Ministre aura donc la tâche d’évaluer exactement l’enveloppe présentée par les deux sociétés et trouver les modalités pratiques pour exécuter la compensation.

Il est à admettre que l’arrêt de fourniture des services de ces deux sociétés aura des conséquences à la fois sur les plans économique et social.

La population kinoise s’étonne tout de même de l’augmentation des factures dès le mois de mai 2020. Les coûts de consommation de la SNEL et la REGIDESO semblent doubler, pour plusieurs foyers. Ces ménages dénoncent cette tendance à la hausse après les mois de gratuité. Cela est très mal perçu pour ceux qui estiment que ces deux sociétés seraient entrain de vouloir se compenser d’elles mêmes.

Le Premier Ministre devra ouvrir les yeux sur le risque de surfacturation et veiller à ce que la compensation du gouvernement soit proportionnelle à la vraie consommation de la population kinoise.

Il y a lieu de rappeler que le secteur de l’électricité a été libéralisé depuis 2014, mais jusqu’à présent la SNEL jouit encore d’un monopole de fait.

Le secteur de l’eau a connu la libéralisation depuis 2015. Là aussi, comme une industrie lourde, les investisseurs sont toujours attendus.

Harris KASONGO

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