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RDC : les assises sur l’électricité tablent sur deux objectifs !

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Définir des grandes orientations stratégiques, à travers les réalités de la Rd Congo et les expériences des autres et jeter les bases d’un document de politique volontariste qui tiennent compte de la décentralisation au travers d’un plan directeur cohérent. Voilà les deux objectifs principaux des assises sur l’électricité qui s’ouvrent à Kinshasa ce lundi 21 mai 2018 pour cinq jours.

D’après le programme établi par le ministère de l’Energie et des Ressources hydrauliques en partenariat avec la Banque mondiale, les participants vont devoir traiter de la politique nationale de développement du secteur de l’électricité. Les mercredi 23 et jeudi 24 mai, l’attention sera focalisée sur les leviers de redressement de la Société nationale d’électricité (SNEL). La journée du 25 mai sera consacrée au financement du secteur avec en ligne de mire la rencontre des discussions inter-bailleurs.

« A travers ces Assises, les visées sont celles d’accélérer et intensifier l’accès des populations congolaises à l’horizon 2019 – 2030 à une électricité fiable et à un coût abordable et réduire progressivement le déficit énergétique qui plombe le décollage économique de notre pays ; de mener les réformes nécessaires pour améliorer la gouvernance, la compétitivité et la capacité financière du secteur ; d’impliquer le secteur privé ; de réformer la SNEL ; d’adopter des feuilles de route pour les actions prioritaires du Gouvernement ; de préparer le cadre pour la tenue d’un forum énergétique élargi aux potentiels investisseurs du secteur de l’électricité et eau », a indiqué le ministre de l’Energie, Jean-Marie Ingele Ifoto lors de la conférence de presse qu’il a tenue vendredi dernier.

De l’état des lieux aux pistes de solutions

Malgré ses ressources primaires abondantes, la RDC souffre du déficit d’électricité dont le besoin réel est estimé en milliards de dollars. Le pays a un potentiel de 100 mille mégawatts, mais manque une politique volontariste. Parmi les causes qui tirent le secteur énergétique vers le bas, Jean-Marie Ingele a épinglé la vétusté du matériel, l’insuffisance d’infrastructures, le manque de financements dans le secteur. L’industrie minière, a elle seule, connaît un déficit de 750 et 800 mégawatts.

Toutefois, a – t – il insisté, le souci du Gouvernement est d’accélérer et d’intensifier l’accès de la population à l’électricité, réformer la SNEL, en impliquant le secteur privé. Grâce aux efforts déployés par le gouvernement, la desserte en électricité est passée de 15 à 17 % alors que la moyenne en Afrique est de 40 %.

Considérant le retard pris par notre pays et vu la nécessité de prendre dès maintenant des mesures et stratégies spéciales sur pied d’une politique énergétique conséquente et volontariste au risque de rester à la traîne des autres pays à l’horizon 2030, le ministre de l’Energie et ressources hydrauliques est convaincu que cette rencontre demeure un moment fort pour faire l’état des lieux et jeter les bases solides pour un nouveau départ du secteur de l’électricité et de la SNEL en prévision de l’objectif stratégique de 2030.

A lui de préciser que ces assises auront les mérites de définir les grandes orientations du secteur d’électricité visant à relancer le secteur de l’électricité clans notre pays, d’identifier des opportunités d’investissement ; de mettre en relation des partenaires potentiels ; et d’élaborer une feuille de route avec des actions précises devant assurer la croissance du taux de desserte en électricité afin de satisfaire les besoins de tous les acteurs sociaux et économiques.

Tous les gouverneurs des provinces, quelques ministres membres du gouvernement central, des opérateurs du secteur de l’électricité, des exploitants miniers, pétroliers et télécoms, des bailleurs de fonds internationaux ainsi que des représentants de la société civile sont conviés à ces assises.

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