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RDC : les deux raisons du boycott de la réunion de donateurs prévue en avril à Genève !

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Le gouvernement congolais a décliné sa participation à la réunion de donateurs prévue le 11 avril prochain à Genève en Suisse. Le vice – premier ministre José Makila avance deux raisons : le refus d’être complice de ceux qui veulent prendre l’argent sur le dos des congolais et l’opposition à tout découragement des opérateurs économiques qui veulent investir en RDC. Cette position tranchée est fondée sur l’activation par l’ONU, en défaveur de la RDC, du niveau humanitaire le plus élevé comparable à celui de la Syrie et du Yémen.

La RDC a dénoncé la discordance des statistiques sur la situation humanitaire entre celles fournies par le gouvernement à travers ses différents services habilités dans la collecte des données sur le terrain et celles provenant de la Communauté Internationale.

« Nous leur avons dit de nous montrer les criterium qui fait que le Congo soit catégorisé au niveau L3. Ils ont présenté des excuses. A notre grand étonnement, ils vont à New-York pour dire autre chose. L’activation pour laquelle eux – mêmes avaient accepté de revoir à la baisse par ce que ça ne reflétait pas la réalité, ils la gardent comme telle », a déclaré José Makila intervenant à Radio Okapi.

C’est pour cette raison que le gouvernement congolais tenait à discuter avec toutes les agences humanitaires afin d’harmoniser les vues dans la conduite de ce dossier avant la réunion de Genève.

A José Makila de préciser : « Cette réunion ne s’étant pas tenue, et ayant suivi plusieurs déclarations faites par certaines organisations humanitaires tendant à intoxiquer l’opinion, la RDC décline sa participation à la conférence de Genève. […] Accepter d’aller participer à cette réunion dans ces conditions, c’est que nous acceptons d’être complice de gens qui veulent prendre l’argent sur le dos des congolais et nous lançons un signal, en ce moment-là, aux investisseurs de ne pas venir au Congo. Parce que nous sommes comparables à la Syrie et au Yémen ».

Par ailleurs, dans un communiqué officiel, le gouvernement congolais note que beaucoup d’efforts ont été consentis pour stabiliser l’espace du Grand-Kasaï après les événements malheureux du Kamwena Nsapu et régler les conflits ethniques entre les pygmées et les bantous dans le nord du Katanga enfin de réduire les dépenses sur le plan de secours humanitaire que des ONG sembleraient ignorer.

L’enjeu de cette rencontre de haut niveau consiste, d’après l’ONU, à mobiliser 1,7 milliards USD pour financer le plan humanitaire visant à secourir 13,1 millions de congolais en manque d’assistance. Sans cette assistance humanitaire, soutient l’ONU, les choses seraient encore pires en RDC.

D’après le commissaire européen à l’Aide humanitaire, Christos Stylianides, l’UE va tenter de convaincre le gouvernement congolais de participer à la conférence des donateurs prévue à Genève. De quoi s’interroger si à stade, Kinshasa va consentir à un rétropédalage tant que la rencontre d’harmonisation des vues n’aura pas lieu avant le 13 avril prochain. A lONU, l’UE et les Emirats arabes unis seront – ils prêts à tenir cette réunion sans la RDC ?

Si l’aide Humanitaire est un acte ponctuel et bien ciblé, destiné uniquement à sauver des vies et à soulager des souffrances dans un temps précis, note le gouvernement congolais, elle ne contribue cependant pas au développement d’un pays. Car, insiste José Makila, coller à la RDC des faits qui ne sont pas réels constitue un frein pour son développement.

Michel EFAKA | Zoom Eco

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