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RDC : les enjeux de la Responsabilité sociétale des entreprises pour le développement au centre d’un atelier

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L’ONG South Africa Ressource Watch (SARW), Observatoire des ressources naturelles en Afrique Australe, en collaboration avec l’Ambassade du Canada en RDC ont organisé, ce lundi 18 mars 2019 à Show Buzz à Kinshasa, un atelier sur la Responsabilité sociale des entreprises (RSE). Thème exploité : « Gouvernance et responsabilité sociale : sources de développement économique et social en RDC. »

Cette rencontre à l’intention de membres de la société civile, entreprises minières, décideurs, avait pour objectif de réfléchir sur les enjeux de la Responsabilité Sociale des Entreprises en vue d’améliorer les programmes en RDC et les résultats sur le terrain.

Trois orateurs, un débat enrichissant

Le premier, Nicolas Simard, ambassadeur du Canada, a démontré noir sur blanc que la RSE permet d’améliorer la gestion des attentes de la population sur le plan environnemental et social. Elle doit se faire dans un processus consultatif entre les chefferies, la société civile, les décideurs des entreprises sur l’utilisation du fonds affecté aux besoins de la population.

L’ambassadeur Nicolas Simard a évoqué l’exemple de son pays qui a mis en place de mécanismes de suivi pour contraindre les entreprises minières canadiennes à respecter le RSE dans les pays où elles sont opérationnelles. Il a aussi attiré l’attention de participants sur le fait que ces entreprises minières ne doivent nullement se substituer au gouvernement congolais en construisant les routes ou en prenant d’autres charges qui incombent à ce dernier qui doit aussi remplir sa part de responsabilité.

Le deuxième intervenant, Me. Fabien Mayani, s’est appesanti sur la sous-traitance et aussi sur la participation de congolais dans la part du capital des entreprises minières opérant en RDC. Concernant la sous-traitance, Me Fabien estime qu’il faut plusieurs mesures d’accompagnement pour une bonne applicabilité de cette loi. Il faut aussi certaines facilités aux congolais pour leur permettre de créer des entreprises capables de répondre aux besoins de miniers.

Au sujet de la participation de congolais au capital, plusieurs questions ont été posées : avons-nous de congolais capables d’acheter des parts dans le capital des entreprises minières ? Ces entreprises minières sont-elles prêtes et disposées à céder ces parts? Autant de questions qui méritent d’éclairage. Car, la loi n’est pas claire là-dessus.

Enfin, le dernier intervenant, Me Georges Bokungu, de SARW, est revenu sur le fonds RSE. Selon le nouveau Code minier, chaque entreprise doit prélever sur ses bénéfices la part de 0,3% à allouer à ce fonds qui est géré actuellement par le Cadastre minier jusqu’à la mise en place d’une structure spéciale capable de s’en occuper.

« Il faut qu’il y ait transparence à ce sujet », a-t-il recommandé.

L’ambassadeur du Canada en RDC a émis le vœu d’approfondir ces discussions dans les provinces minières de sorte que les recommandations qui en sortiront puissent servir au Gouvernement congolais.

Nadine FULA

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