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RDC : Nicolas Kazadi se veut rassurant quant aux futures interventions de l’Union Européenne

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Les interventions de l’Union Européenne (UE) en République Démocratique du Congo (RDC) sont tellement importantes qu’au niveau du Gouvernement l’on souhaite que la coopération entre les deux parties se poursuive.

Dans cette optique, le Ministre des Finances, Nicolas Kazadi se veut rassurant quant aux interventions futures de l’UE en RDC.

Il l’a fait savoir à l’ouverture d’un atelier d’échanges consacré aux « futures interventions de l’UE » au pays.

Au cours de cet atelier d’échanges, il était principalement question d’une part, de procéder à une brève revue de l’ensemble du portefeuille des projets du Fonds européen de développement (FED).

D’autre part, les participants ont échangé sur le Programme Indicatif Multiannuel (PIM) de la RDC pour la période 2021-2027 dans le cadre de l’instrument de Coopération au développement et de coopération internationale (NDICI) ainsi que la cohérence de ses interventions avec le programme du Gouvernement de la RDC.

Pour espérer à un résultat concluant lors des futures interventions de l’UE en RDC, le Ministre des Finances estime que « les nombreuses compétences bâties et acquises au cours de ces nombreuses années » par les services spécialisés du Gouvernement, avec un vivier grandissant d’experts et de fonctionnaires nationaux, seront mis à contribution pour assurer le suivi et la mise en œuvre des programmes en cours, mais également le suivi et « la coordination des futurs programmes du NDICI pour mieux en pérenniser les résultats ».

« Malgré les diverses initiatives entreprises jusqu’ici, les informations relatives aux interventions de nos partenaires multilatéraux et bilatéraux restent éparses et désagrégées. Le plus souvent, nos administrations sont dépourvues lorsqu’il s’agit d’amorcer avec ces derniers le processus relatif à l’identification et la formulation des programmes d’appui à nos institutions, avec comme conséquence parfois, une inadéquation des solutions entrevues eu égard aux priorités du gouvernement », a déclaré Nicolas Kazadi.

Et d’ajouter : « Le nouvel accord de coopération qui peu à peu remplacera l’accord de Cotonou, induit de nouveaux paradigmes dont le transfert de la maitrise d’ouvrage des programmes convenus avec l’Etat bénéficiaire à la Commission européenne. Cette évolution ne doit pas nous empêcher d’organiser l’appropriation de nos institutions quant aux appuis qui leur sont réservés et à un niveau faitier de permettre à l’exécutif d’organiser un suivi circonstancié en termes d’impact et comptable des actions déployées sur le territoire national ».

Il faut noter que la Coopération entre l’Union européenne et la RDC s’inscrit depuis plusieurs années, dans le cadre global de l’Accord de Partenariat de Cotonou conclu entre les Etats d’Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP) et l’Union européenne.

Cet accord, signé le 23 juin 2000 pour vingt ans entre 79 pays ACP et les 28 pays de l’Union européenne est l’aboutissement d’un long processus de renouvellement de l’Accord de Lomé, signé en 1975 et a pour objectif ultime d’éradiquer la pauvreté. Ce dernier, arrivé à terme en février 2020 et prorogé jusqu’à fin novembre 2021, pour permettre la continuité des interventions jusqu’à la signature prochaine d’un nouvel accord, repose sur trois axes. Notamment la coopération au développement, la coopération économique et commerciale ainsi que le dialogue politique.

Dans ce contexte, le Ministre des Finances juge nécessaire la définition, dans cette nouvelle architecture de la coopération avec l’Union européenne, d’un cadre d’intervention de toutes les parties prenantes, aussi bien les ministères sectoriels, bénéficiaires des financements que le ministère des finances, en tant qu’ordonnateur des ressources extérieures de l’Etat.

Olivier KAFORO

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