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RDC : ODEP dénonce les faibles décaissements de fonds budgétaires alloués à l’agriculture !

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L’Observatoire de la dépense publique (ODEP) a dénoncé les faiblesses constatées dans les décaissements de dotations budgétaires destinées au Plan national d’investissement agricole (PNIA). De quoi constater que cette situation freine le développement de ce secteur, levier de la diversification de l’économie de la RDC.

L’examen de la composition économique des dépenses fait par l’ODEP sur la période allant de 2016 à 2017 montre que le Parlement a voté un budget de 60 4579 222 024 de CDF, soit 416 376 874,67 USD. 45% de ces dépenses ont été destiné aux salaires, 5% pour le fonctionnement, 11,78% pour les investissements. Et au cours de ces deux années budgétaires, le gouvernement n’a décaissé que 72 883 751 312 de CDF, soit 50 195 421 USD, ce qui ne représente que 12,0%.

Faible exécution du budget

Selon, le rapport de la revue conjointe du secteur agricole 2018, les contributions des Partenaires techniques et financiers sont situées en 2016, à 1,48 milliard USD dont l’aide multilatérale représente 69%. Le secteur de l’Agriculture et Élevage n’a couvert que 5% du montant global décaissé.

L’éclatement par rapport aux sous-secteurs renseigne que sur les 14 sous-secteurs que renferme l’agriculture, 41% du financement ont été affectés au Développement agricole contre 19% dans la production agricole, 17% dans la Politique agricole et 17% dans la Politique agricole et gestion administrative.

Ainsi, les trois sous-secteurs pris ensemble absorbent 23%. Ces sous-secteurs représentent les proportions suivantes : produits à usage agricole 9%, service agricole 8% « marché, transport et stockage » ; coopération agricole 4% ; bétail et secteur non défini 1% chacun et éducation et formation dans le domaine agricole 0,4 point de pourcentage, la recherche agronomique 0,2 point de pourcentage.

Dépenses hors circuits budgétaires

Les opérations financées hors processus budgétaires ont été nombreuses à être exécutées, selon le rapport de la revue conjointe du secteur agricole 2018 renseigne que depuis 2014. Il s’agit entre autres : des acquisitions et distributions des tracteurs ainsi que le financement des campagnes agricoles.

« Les résultats générés par ces opérations sont très limités. Car, la gestion des équipements par les structures ayant les aspects commerciaux, sapent la fonction régalienne de l’État, celle de fournir un service public à la population. L’absence des opérateurs qualifiés et aucune action d’envergure relative à la formation n’ayant été entreprise », déplore l’ODEP.

Cette situation, poursuit – il, a entraîné une sous-utilisation des engins et un rendement sous-optimal des investissements qui se sont élevés à plus de 241 millions de dollars. Néanmoins, les experts du secteur notent que le potentiel économique pour le marché local de ces spéculations horticoles semble bien intéressant. Il en est de même de leur potentiel nutritionnel même si ces cultures souffrent de l’absence d’infrastructures de stockage/conservation.

A RE(LIRE) : l’urgence de repenser le modèle économique actuel (ODEP)

Un plan à 5,4 milliards USD sur sept ans

Le Plan national d’investissement agricole de la RDC est un cadre cohérent de planification des investissements dans le secteur agricole. Il a pour objectif global de stimuler une croissance annuelle soutenue du secteur agricole de plus de 6%, indispensable pour réduire la pauvreté, pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations congolaises et pour générer durablement des emplois et des revenus.

Il est structuré en cinq programmes, répondant aux cinq grands axes prioritaires du secteur, et est développé à travers 18 sous-programmes et 66 composantes. Le coût total du PNIA de la Rd Congo sur la période allant de 2013 à 2020 est estimé à 5,474 milliards de dollars américains dont 1,532 milliards USD entre 2013 et 2015, soit 28% du budget estimatif total et 3,941 milliards USD de 2016 à 2020, représentant 72%.

Actuellement, les exploitations modernes n’occuperaient que 20% des terres sur plus de deux millions d’hectares qu’elles occupaient il y a une vingtaine d’années. La lutte contre la mal nutrition pose problème. Il est donc urgent que le gouvernement respecte les engagements pris au niveau national et international pour renforcer financement du secteur agricole afin de répondre aux besoins de la population.

Philippe KATUMBA | Zoom Eco

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