Quantcast
Connect with us

a la une

RDC : Pollution des rivières Kasai et Tshikapa, la Société minière de Catoka nie son implication dans le désastre

Published

on

Après d’importants dégâts dont la mort de douze personnes causés par la pollution des rivières Kasai et Tshikapa en République Démocratique du Congo (RDC), la Sociedade Mineira de Catoca basée en Angola nie toute implication dans la pollution des rivières énumérées. Ce, après que les autorités congolaises ont pointé du doit la société sus indiquée d’être à la base de la pollution des rivières et toutes les conséquences qui s’en sont suivies.

La Sociedade Mineira de Catoca, l’un des complexes miniers indexés, soutient que les résidus miniers qui ont pollué les rivières congolaises fin juillet 2021, entrainant le décès de 12 personnes selon le Gouvernement de la RDC, contenaient de l’argile et du sable, mais aucun métal lourd.

« Les échantillons prélevés à partir de sources très diverses par des laboratoires indépendants confirment qu’à aucun moment des métaux lourds n’ont été présents dans l’eau de la rivière s’écoulant du bassin de résidus », indique la société minière sur son site web.

Une fuite en avant ?

Au mois d’août dernier, les conclusions du Centre de recherche sur les ressources en eau du bassin du Congo (CRREBaC) ont évoqué une « catastrophe environnementale et humaine d’une ampleur incalculable » le long des rivières Tshikapa et Kasaï, en RDC.

Les coupables, selon le CRREBaC, sont les complexes miniers angolais de Luo, Camatchia-Camagico et Catoca.

La société minière de Catoca tente déjà de se dédoiner avec les conclusions de ses enquêtes internes alors que les autorités congolaises ont transmis début septembre, une demande à leurs homologues angolais, réclamant des indemnisations aux compagnies minières à l’origine de la pollution, conformément au principe du « pollueur-payeur ».

Signalons par ailleurs que la compagnie minière nationale Endiama et le géant russe Alrosa sont les principaux propriétaires de la Sociedade Mineira de Catoca.

Selon les statistiques produites par la société, Catoca est la quatrième plus grande mine à ciel ouvert au monde et elle fournit 75 % de la production angolaise de diamants.

Pour rappel, fin juillet, une brèche dans une digue de la mine de diamants angolaise Catoca a entrainé le déversement de résidus miniers dans certaines rivières en RDC.

Le Gouvernement congolais ne cesse de soutenir qu’il s’agit bel et bien d’un déversement toxique à l’origine de la mort de 12 personnes.

Des indemnités sont ainsi réclamées en terme de dommage et intérêt.

Olivier KAFORO

Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Advertisement

Edito