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RDC : près de 8,6 millions USD du PNUD et KOICA pour soutenir le projet de prévention des violences basées sur le genre

Le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) et « Korea International Cooperation Agency » (KIOCA), ont procédé à la signature d’un accord de financement évalué à 8,6 millions USD en faveur du projet de prévention et réponse holistique aux violences basées sur le genre pour la consolidation de la paix dans les régions affectées par le conflit en RDC (2021-2026).
Cet accord entre les deux parties a été signé conjointement par Dominic Sam, Directeur Pays du PNUD et le Directeur de KOICA, Sangchul Kim, en présence de Dr Eugène Kongnyuy, représentant résident du PNUD, Madame Rockya Ndieng, représentante résidente adjointe du PNUD.
D’après ces deux organisations, les violences basées sur le genre (VBG) représentent un obstacle important à la pleine participation des femmes à la vie sociale et économique en République Démocratique du Congo (RDC).
La crise humanitaire que connaît la RDC depuis plus de deux décennies a laissé 27,3 millions de personnes dans le besoin d’une assistance humanitaire.
En 2021, environ 7 millions de personnes risquent de subir des violences basées sur le genre, notent ces organisations.
Ce tableau sombre de la situation humanitaire du pays a notamment favorisé la mise en place du projet Prévention et réponse holistique aux violences basées sur le genre pour la consolidation de la paix dans les régions affectées par le conflit en RDC.
Approuvé pour un financement de 8,6 millions USD, ce projet sera mis en œuvre pour une durée de 5ans à partir de novembre 2021.
Le PNUD et l’UNFPA contribueront, pour leur part, à hauteur de 925 000 USD dans le but de réduire les inégalités de genre et répondre aux violences basées sur le genre dans les familles et les communautés en RDC.
Le projet va ainsi contribuer à l’égalité des sexes (ODD 5) et à la paix, à la justice, et à l’efficacité des institutions (ODD 16).
Les provinces ciblées dans ce programme sont : Kinshasa, le Sud-Kivu et la province du Kasaï-Central.
Les communautés autour des zones d’intervention, notamment les chefs traditionnels et religieux ainsi que les différents acteurs jouant des rôles clés pour la prévention et la réponse aux VBG, participeront et bénéficieront d’un meilleur soutien aux VBG ainsi que de différentes activités de renforcement des capacités prévues.
Ainsi, les principaux résultats attendus sont notamment l’accès accru aux services de soutien pour les survivant(e)s des VBG, la disponibilité accrue d’une réponse holistique pour les survivant(e)s de VBG, y compris dans les zones touchées par le conflit.
Pour ce faire, les institutions et structures chargées de la lutte contre les VBG aux niveaux national et provincial devraient coordonner efficacement la réponse holistique aux VBG.
En effet, un système de collecte de données efficace est mis en place pour assurer la production de toutes les informations nécessaires afin d’appuyer le plaidoyer, la programmation et la prestation de services.
Ce projet permettra de consolider les objectifs suivants dans la mise en œuvre d’une Stratégie Nationale de lutte contre les violences basées sur le genre (SNVBG).
Il s’agit notamment, d’après ces organisations, de prévenir les violences basées sur le genre, renforcer l’autonomisation de la femme congolaise, renforcer l’éducation sur les VBG dans le processus de socialisation des enfants et des jeunes, renforcer la sécurité et la protection des populations dans une perspective genre.
Mitterrand MASAMUNA

