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RDC : rentrée scolaire 2019-2020, c’est parti avec la gratuité de l’enseignement de base !

La gratuité de l’enseignement de base dans le secteur public est effective depuis ce lundi 2 septembre 2019. Dès 7h30, des élèves du cycle primaire de la Rd Congo ont repris le chemin de l’école conformément à l’article 43 de la Constitution. Des établissements scolaires qui avaient déjà perçu des frais auprès des parents d’élèves sont en processus de remboursement. L’Etat congolais ayant décidé d’assumer ses charges régaliennes.
En effet, le Gouvernement s’est engagé à payer le premier palier des salaires réajustés des enseignants, dès le mois d’octobre 2019. Mais aussi de couvrir les frais de fonctionnement de 30 773 des 51 574 écoles publiques recensées par le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP).
A ces écoles, l’État a consenti d’assurer une prise en charge d’environ 28 millions USD par mois pour rendre effective la gratuité de l’éducation de base.
La circulaire du Secrétariat général de l’EPSP précise que « les deuxième et troisième paliers seront payés dans le cadre de la loi des finances de l’exercice 2020. Et que le Gouvernement devra s’acquitter, à la paie d’octobre 2019, des indemnités de logement et de transport auprès des enseignants de la ville de Kinshasa et des chefs-lieux des provinces. »
🇨🇩#RDC Du rêve hier, à la réalité aujourd'hui, PR. @fatshi13 vient d concrétiser une des promesses électorales et c'est Conformément à l'Art. 43 d la constitution "L'enseignement primaire est obligatoire et gratuit dans les établissements publics."
Tous les enfants à l'école👏✌ pic.twitter.com/KQRGqu84Ai— Jordan N'LANDU CHARBONNIER 🇨🇩🇫🇷 (@jordan_Nlandu) September 2, 2019
D’autres mesures prises pour faciliter la gratuité de l’enseignement de base dans les établissements publics et conventionnés sont notamment la mise sous statut de 15 000 enseignants non payés des écoles publiques d’enseignement primaire, et la suppression des frais d’organisation du Test national de fin d’études (TENAFEP). Ces frais seront désormais pris en charge par le trésor public.
A en croire le secrétariat général à l’EPSP, il est strictement interdit de transformer les écoles en maisons d’approvisionnement et de vente des fournitures et d’articles scolaires (uniformes, écussons, journaux de classe, cahiers, cravates, etc.), comme c’est bien souvent le cas en RDC.
Dans les préparatifs de cette année scolaire, l’Exécutif national a promis de veiller sur la qualité de qualité de l’enseignement dans ce contexte de gratuité. C’est le cas du strict respect du calendrier scolaire et de toutes ses dispositions pratiques concernant notamment le respect obligatoire des canevas par tous les acteurs et les partenaires éducatifs de l’Enseignement national, le port de l’uniforme scolaire par tous les élèves, filles et garçons, mais aussi les dates de rédaction et de transmission de différents rapports administratifs et autres palmarès.
Il a insisté aussi sur le respect des périodes prévues pour l’organisation des assises de promotion scolaire et de la réunion annuelle d’évaluation de l’inspection de l’Enseignement national, les Assemblées générales électives des parents et la journée de l’Enseignement national fêtée le 30 avril de chaque année.
A RE(LIRE) : les cinq mesures d’application de la gratuité de l’éducation de base !
À l’issue de la table ronde sur la gratuité de l’Enseignement de base qui s’est tenue à Kinshasa, les experts ont notamment recommandé au Gouvernement congolais une bonne prise en charge des enseignants non payés et de nouvelles recrues, mais aussi d’améliorer le salaire de tous les enseignants.
De ce fait, le coût global pour assurer la prise en charge de cette gratuité de l’enseignement au niveau du primaire s’est chiffré à près de 2,6 milliards USD. Pour trouver ces fonds, le Rapport final recommande la mise en place d’un impôt de solidarité en faveur de l’enseignement.
Emilie MBOYO

