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RDC: toute nouvelle construction en matériaux durables est interdite sur le site réservé au « Projet Corniche » à Kinshasa (officiel)

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Il n’est plus autorisé de réaliser toute construction inhérente au sol, en matériaux durables, sémi-durables ou entreposage des matériaux de construction, containeurs ou tout autre support pouvant permettre une forme d’occupation sur le site communément appelé « Baie de Ngaliema » et réservé depuis lors au « Projet Corniche » dans la ville de Kinshasa.

Dans un communiqué officiel conjoint, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Urbanisme et Habitat, Pius Muabilu et son collègue des Affaires foncières, Aimé Sakombi Molendo, ont ordonné l’arrêt de toute construction sur ce site en attendant, disent-ils, « de parfaire la procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique conformément à la loi n°77-001 du 22 février 1977 et d’indemnisation des occupants de cette zone en particulier et du projet Corniche en général. »

« La zone allant de la rivière Gombe jusqu’au chantier naval des CHANIMETAL communément appelé « Baie de Ngaliema » fait partie de la bande des terres qui abritera ce vaste projet d’utilité publique dénommé « Projet Corniche » », précise le communiqué conjoint.

Initié par le Gouvernement congolais, le « Projet Corniche » vise notamment à absorber le déficit de logement dans la ville de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo (RDC)

Au cours de la 43ème réunion du Conseil des Ministres du vendredi 7 août 2021, le Gouvernement congolais avait décidé d’autoriser la poursuite et la finalisation de ce gigantesque projet immobilier le long du littoral du Fleuve Congo.

En réalité, le « Projet Corniche » de Kinshasa requiert 880 millions de dollars américains pour sa mise en œuvre.

Ce montant prend en compte les coûts relatifs aux deux phases de ce projet dont 423 millions de dollars pour l’aménagement global des plateformes et le reste pour les autres rubriques.

Ce sont des indications fournies le 10 décembre 2020 par les responsables de cet ambitieux projet devant les participants à la sixième édition de Makutano.

Selon M. Nico Mutombo de Starstone, l’entreprise en charge des travaux, ce projet devrait s’effectuer en deux phases.

« La première phase va consister à aménager les plateformes. Ici, il est question de faire de remblais, de digues pour les quatre zones et ça sera fait de manière graduelle zone par zone. Le coût pour cette étape, 423 millions de dollars. Et les 423 millions de dollars autres vont aider pour l’aménagement global donc il faudra 880 millions de dollars pour tous les travaux », avait-il indiqué.

Face aux potentiels investisseurs, il notait deux approches à considérer dans la mise en œuvre de ce vaste projet.

La première approche consiste à mettre à disposition des clients de plateformes une fois qu’elles sont conçues avec tous les travaux de voiries, l’eau, l’électricité, et le promoteur immobilier se chargera de la construction en respectant le cahier des charges.

La deuxième approche consiste en ce que les responsables se chargent de tous les travaux eux-mêmes.

Quant aux prix par mètre pour occuper un espace dans ces zones, Nico Mutombo de Starstone rassurait que le prix sera plus bas que le prix réel de ces zones. Une manière pour lui d’inviter tous les intéressés à se joindre à ceux qui souscrivent déjà à ce projet.

Il faut aussi noter que les assurances ont été inclues.

Contours du projet Corniche de Kinshasa

La ville de Kinshasa a signé un accord de partenariat public-privé avec le groupe Starstone pour le développement de sa corniche dite « Baie de Ngaliema », à travers un projet immobilier et d’urbanisation à usage mixte sur une superficie totale de 187 hectares, évalué à près de 1,3 milliard de dollars américains.

Selon les données partagées, ce projet sera divisé en quatre zones.

Dans la première zone, il est prévu la construction des restaurants, commerces, logements collectifs et maisons individuelles.

Elle part de la résidence actuelle de l’ambassadeur de France jusqu’à la clôture du Palais de la nation, sur 24,56 hectares dont 9,2 sur la terre ferme et 15,54 à gagner sur le fleuve.

La deuxième zone, qui s’étend du Palais de la nation à l’embouchure de la rivière Gombe, sur 33,7 hectares dont 11,80 sur la terre ferme et 21,27 à gagner sur le fleuve, va également contenir des restaurants, commerces, hôtels et logements collectifs.

La troisième zone, la plus importante de toutes, va de l’embouchure de la rivière Gombe jusqu’au chantier naval de Chanic, au niveau de la baie de Ngaliema, sur 77,79 hectares dont 67,86 sur la terre ferme et 9,93 à gagner sur le fleuve. Elle comprendra bureaux, restaurants, commerces, hôtels, rivers clubs, logements collectifs et maisons individuelles.

Quant à la quatrième zone, elle part du chantier naval Chanic jusqu’au collecteur situé au Mont-Ngaliema, sur 52,23 hectares dont 24,71 sur la terre ferme et 27,52 à gagner sur le fleuve, elle abritera bureaux, restaurants, commerces, hôtels, logements collectifs et centre culturels.

Dans le cadre de ce projet, 60% de terres aménagées appartenant aux privés seront mises à la disposition des promoteurs immobiliers locaux et internationaux.

Les 40% restants seront directement exploités par le groupe Starstone, conformément aux cahiers des charges et des plans architecturaux élaborés.

Patrick BOMBOKA

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