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RDC : une synergie dénonce l’opacité dans le financement de la centrale de Busanga

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La synergie des organisations de la société civile AFREWATCH, IBGDH et OEARSE ont dénoncé l’opacité dans le financement de la centrale hydroélectrique de Busanga. Elle fait allusion aux accords entre l’Etat congolais et Sycohydro relatifs aux fonds de 660 millions de dollars devant être investis dans la réalisation du projet.

D’après le compte-rendu du Conseil des ministres de mars 2011 évoqué par la Synergie, le gouvernement a fait état de la mise à disposition par la RDC du site de Busanga pour la production de 240 MW d’électricité au Katanga afin de répondre aux besoins de productivité de quelques-uns de nos partenaires chinois.

Le gouvernement avait reconnu, dans un deuxième compte-rendu d’août 2012, « un versement de 328 millions de dollars qui représentent la participation de la partie congolaise, soit 50%, rendus disponibles pour financer le développement du projet de la centrale hydroélectrique de BUSANGA ». Bien plus, ajoute – t – elle, un rapport du BCPSC qui présente le bilan de cinq ans de la coopération sino-congolaise de 2013, confirme ce décaissement au profit du projet.

En effet, le décaissement de 328 millions de dollars en 2012 du groupement d’entreprises chinoises pour Busanga au profit de la RDC soulève plusieurs questions notamment en rapport avec la traçabilité dans les finances publiques ainsi que leur utilisation. Le rapport du BCPSC précité ne détermine pas l’entité – congolaise ou autre – qui a capté ce décaissement.

Ce décaissement de 328 millions de dollars est, d’après la Synergie, antérieur non seulement au projet Busanga mais aussi à la création de la société SICOHYDRO, ainsi qu’à l’acquisition même du site par SICOHYDRO dont les statuts démontrent qu’elle n’a été créée qu’en juillet 2016. Il n’existe pas non plus d’informations comment ce montant se rapporte à la totalité de l’investissement de 660 millions.

« Le montant de 328 millions de coût d’investissement en infrastructures fait-il parti des 660 millions de dollars représentant le cout total d’investissement ? Ou s’agit-il du montant que l’Etat congolais a perçu pour céder la concession ou pour faciliter la cession de BUSANGA entre MagEnergy et Sicohydro ? Impossible de le savoir, puisque les termes de cession n’ont jamais été divulgués. Ou bien le projet BUSANGA coûterait-il 988 millions de dollars pour 240 MW ? », s’est interrogé la Synergie d’ONG de la société civile.

Cela serait d’autant plus grave si les 328 millions décaissés et mis à la disposition de l’Etat congolais ne sont pas retracés en termes d’affectation. Malheureusement, l’équipe de recherche affirme n’avoir pas trouvé les aménagements à l’offre précédente qui pourrait justifier le développement du projet par le même opérateur.

A RE(LIRE) : le projet hydroélectrique Busanga suscite de doutes de transparence [Rapport]

Au demeurant, la Synergie d’ONG de la société civile insiste sur un autre questionnement : L’argent a-t-il réellement été décaissé ? Si oui, a-t-il été alloué au projet, ou utilisé pour d’autres fins ? Quelle entité a perçu le financement ? Comment se rapporte-t-il à l’investissement total à Busanga ?

Elle pense que la SICOMINES devrait renseigner cela dans le formulaire spécifique de déclaration lui réservé par l’ITIE pour le rapport ITIE 2017.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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