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Economie

Modeste Bahati, au bon endroit, au mauvais moment !

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Modeste Bahati prend les rennes de l’Economie aux avant-veilles des festivités de nativité et de nouvel an. Une période généralement marquée par la surenchère et la spéculation sur le marché des biens de consommation. D’ailleurs, le 5 décembre 2014, soit  48 heures avant l’annonce officielle du nouveau cabinet Matata, le Gouv de la BCC, Deogratias Mutombo, a appelé les R-dcongolais à la quiétude, excluant la moindre perspective de spéculation et  surchauffe sur le marché.

A l’issue d’une nième réunion du Comité  de politique monétaire, le Gouv de la BCC indique que la RDC anticipe une croissance économique projetée à 8,9 % en 2014 contre une réalisation de 8,5 % en 2013. Ce niveau est porté par le secteur extractif qui bénéficie d’un niveau confortable de production, notamment celle du cuivre dans un contexte où son cours est demeuré assez rémunérateur sur le marché international. Par ailleurs, la croissance a été impulsée principalement par la consommation qui a contribué pour 85,8 % dans la demande globale contre 72,4% une année auparavant. Quant aux investissements, ils ont enregistré un ralentissement en 2014, impliquant de ce fait une contribution moins importante que l’année précédente. Les opérateurs économiques ont également donné leurs points de vue sur l’évolution de l’activité économique en RDC à fin novembre 2014. Il en ressort une quasi-stabilité du solde brut d’opinions qui reste positif à 20,6 % contre 21,8 % un mois plus tôt.

Sur le marché des biens et services, les prix intérieurs sont demeurés stables. En effet, en rythme mensuel, l’inflation s’est repliée à 0,047 % en novembre contre 0,057%. Le mois précédent, portant ainsi le cumul d’inflation annuel à 0,975 %. Dans ces conditions, et en l’absence de chocs majeurs, l’inflation à fin décembre se situerait à 1,128 % contre un objectif de 3,7%. Sur le marché des changes, il a été également noté une poursuite de la stabilité du taux de change. Une appréciation de 0,02 % de la monnaie nationale a été observée à Interbancaire contre une dépréciation de 0,29 % au parallèle. Le taux de change s’est établi à 925,32 CDF le dollar américain à l’indicatif et 931,50 CDF au parallèle contre respectivement 925,54 CDF et 928,75 CDF un mois auparavant.

Cependant, il est un certain décalage entre l’économie officielle qui se fonde sur le cadre macroéconomique et l’économie que vit au jour le jour le petit R-dcongolais. Depuis la dernière semaine du mois de novembre, la tendance est plutôt à la hausse sur le marché, particulièrement celui des vestimentaires. Il est constaté, en moyenne, une augmentation de 20 à 30 % sur des produits made in China. Même les décrochez-moi-ça, en fait la friperie suite la courbe haussière imprimée par des produits vestimentaires. A Limeté industriel…où des usines ont à la queue leu leu fermé au profit des commerces des friperies, des   ballots  des habits ou chaussures de récupération ont  enregistré des hausses variant de 15 à 30 dollars. Mais ce que l’opinion redoute le plus, demeure, la flambée des prix des biens alimentaires. Particulièrement des surgelés. Là où son prédécesseur, Nemoyato Bagebole a lamentablement échoué. Suite à la psychose d’Ebola, la consommation des surgelés fait tendance à Kinshasa. Pourtant le secteur semble aussi échapper à un contrôle digne de ce nom. La commission de la quarantaine au port de Matadi déplore de temps à autre le déversement sur la RDC des vivres frais périmés, chinchards, cuisses, etc.,

En outre, le contrôle de la quantité et du prix de vente pose encore problème. Les expatriés imposent tout. Pourtant le gouvernement a dit disposer d’un «plan plus ou moins clair», avait confié, le ministre sortant du Budget, Daniel Mukoko Samba, « qui puisse permettre aux opérateurs économiques r-dcongolais de participer notamment à l’approvisionnement du pays en ces produits alimentaires de première nécessité». Depuis l’on n’a pratiquement rien vu venir.

Sinon que Orgaman, l’un des piliers du marché des surgelés, a mis la clé sous le paillasson.  Et ce que l’on redoutait est là : les prix des vivres frais importés ont sensiblement augmenté depuis la fin du premier semestre 2014.  Le carton des cuisses, par exemple, se vend actuellement à plus de 30 dollars contre 20 à 25 dollars début 2014. Et sur le marché, ce sont les mêmes qui contrôlent  le circuit d’importation, d’approvisionnement du marché en surgelés, les Libanais SOCIMEX, CONGO FUTUR, SOKIN… Pourtant, à la suite de la publication du rapport MENA qui a conclu  à des marges de bénéfices exorbitants que gagnent voilà des lustres des importateurs des produits vivriers de la place, le gouvernement s’était décidé à soutenir des importateurs nationaux. Hélas. L’autre réalité est qu’à ce jour, il ne se compte plus que du bout de doigt ces importateurs nationaux  des vivres frais. Si ce n’est LEDYA ou encore Mme Cathérine Nzuzi Wa Mbombo, qui, malheureusement n’a pas été reprise sur la liste du ministre partant de l’Economie, Jean-Paul Nemoyato en vue d’un soutien du gouvernement. Le moins que l’on puisse dire est que son successeur, Modeste Bahati donc, a du pain sur la planche. ZOOM.CD

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