Connect with us

a la une

Monde : l’Afrique a attiré 718 investissements directs étrangers en 2017

Published

on

Les investisseurs étrangers se sont engagés dans 718 projets d’Investissements directs étrangers (IDE) en Afrique en 2017. D’après une étude d’Ernst & Young, cette augmentation de 6% par rapport à 2016 a été favorisée par le passage continu d’un investissement extractif à un investissement durable. Cependant, seuls 15 pays ont attiré le gros d’IDE vers le continent, soit 627 projets. La RDC fait partie de la majorité de pays qui se sont partagés 91 projets d’IDE.

L’intérêt pour l’investissement en Afrique est en train de changer. Quatre sous-régions sur cinq tentent de devenir la première destination d’IED, révèle l’étude  «Attractiveness Program Africa».

En 2017, souligne – t – elle, l’Afrique de l’Est, de l’Ouest, du Sud et du Nord a attiré environ un quart des projets d’IED (77%), la partie centrale ne représentant qu’une part marginale (23%). Cela contraste nettement avec la situation qui prévalait il y a douze ans : l’Afrique du Nord représentait un peu moins de la moitié du total des investissements et l’Afrique de l’Est et de l’Ouest attirait beaucoup moins d’IED.

« Ce paysage d’investissement en mutation est fonction de nombreux facteurs, notamment la croissance, la politique d’investissement et, dans une certaine mesure, les initiatives d’intégration régionale, en particulier dans l’est du continent », précise les experts d’Ernst & Young.

En effet, l’Afrique de l’Est a continué d’enregistrer une croissance notable du PIB en 2017, affichant des résultats supérieurs à ceux de toutes les autres régions du continent. Pour diverses raisons, d’autres régions ont enregistré une croissance plus lente, certaines étant confrontées à la récession.

A ce sujet, l’étude rapporte que « la croissance de l’Afrique de l’Est a vu la région enregistrer une augmentation notable du nombre de projets d’IED de 82% par rapport à 2016. Cette augmentation évidente provient d’une base plutôt faible en 2016, lorsque la part de la région dans les projets d’IED a fortement diminué. Les chiffres d’IDE en 2017 ont non seulement récupéré par rapport à l’année précédente, mais ont également fait pour la première fois le principal pôle d’IDE en Afrique de la région ».

Par ailleurs, estiment les analystes d’Ernst & Young, les changements de dirigeants en Angola, au Zimbabwe, au Gabon et plus récemment en Afrique du Sud et en Éthiopie ouvrent la voie à de plus grandes réformes.

« Nous avons déjà assisté à la mise en œuvre de réformes politiques dans certains de ces pays, leur permettant d’attirer une part croissante de l’intérêt des investisseurs et de l’IED. Cependant, le paysage mondial des IDE devient de plus en plus dynamique et concurrentiel, mais sera également façonné par les forces jumelles de l’incertitude géopolitique et de la numérisation. On ne sait pas exactement comment le protectionnisme commercial croissant affectera les tendances mondiales en matière d’investissement et quelles régions seront les plus touchées ».

A RE(LIRE) : USA, premier pays pourvoyeur d’investissements directs étrangers (IDE) en Afrique 

A tout prendre, les décisions prises et les mesures à prendre en termes de réformes économiques tendant notamment à diversifier l’économie vont devoir déterminer quelles économies africaines peuvent consolider les acquis de ces dernières années en leur permettant de créer une plate-forme pour une croissance durable au cours des prochaines décennies.

A défaut de le faire, certains pays comme le Nigéria, le Gabon, la RDC et l’Angola risquent de reculer davantage.

Eric TSHIKUMA | Zoom Eco

Continue Reading
Advertisement
Click to comment

Laisser un commentaire

Edito

Advertisement
%d blogueurs aiment cette page :