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RDC : Les cinq facteurs qui ont accentué la crise économique selon Samy Badibanga

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Devant les élus du peuple ce jeudi 22 décembre 2016, le Premier Ministre Samy Badibanga Ntita a fait un diagnostic rigoureux de l’économie et des fiances publiques congolaises dont il est appelé, avec son Gouvernement, à sortir de la crise. En plus des clichés sur les principaux indicateurs de l’économie, le nouveau locataire de la Primature a épinglé cinq facteurs qui ont accentué la crise économique actuelle.

Il s’agit notamment de :

Un, l’absence d’un programme formel avec les partenaires de Bretton Woods, qui nous a empêché de bénéficier des appuis budgétaires, pourtant prévus dans les différentes lois de finances successives depuis 2012 ;
Deux, la faiblesse du rendement fiscal, due aux insuffisances de la réforme de la TVA, et l’accumulation de la dette de l’Etat aux entreprises qui l’ont payé en amont, situation qui a affaibli les opérateurs économiques ;
Trois, la baisse des crédits à l’économie compte tenu des taux bancaires, élevés et variés, selon qu’ils sont en francs congolais ou en dollar américain et ce, malgré la baisse du taux directeur à 2%, remonté à 7%à ce jour ;
Quatre, l’exécution du budget de l’Etat en violation constante de la loi de finances publiques, en dépassement injustifié pour certains postes, avec une augmentation sensible des dépenses exceptionnelles.
Cinq, le secteur privé est lui étranglé par le non-paiement de la dette intérieure, parla persistance des tracasseries, et la création de nouvelles taxes dans des provinces. Quand aux entreprises publiques, leurs réformes s’avèrent difficile à entreprendre.

Toutefois, le Premier Ministre reconnait que l’économie congolaise traverse une période très difficile. Après une croissance moyenne de 7,8% entre 2010 et 2014, avec un pic à 9,5% en 2014, celle-ci a ralenti en 2015, se situant à 6,9%, avant de décrocher en 2016 et de s’établir à 4,3%, suivant les données de la BCC à fin juin. La dégradation de l’environnement économique actuel ne présage l’amélioration à fin décembre 2016.

Malgré la forte croissance économique enregistrée entre 2013 et 2015, Samy Badibanga note que le pays n’a pas connu une réduction significative du taux de pauvreté.

« Faute d’une croissance inclusive, et en l’absence de mécanismes efficaces de redistribution de la richesse à la population, la forte croissance basée sur l’augmentation de la production minière exportée, n’a pas permis, loin de là, de construire une dynamique durable. La population n’a pu, ni accroître sa consommation, ni épargner, ni encore investir », fait-il remarqué.

Si la forte croissance passée dans les secteurs des ressources naturelles, n’a pas permis, ni d’augmenter significativement les recettes fiscales, ni d’accumuler d’importantes réserves en devises, la RDC a subit de plein fouet la chute des cours mondiaux des matières premières dont les exportations représentent 95% des recettes.

Et le Chef du Gouvernement de préciser : « La baisse des exportations réduit les échanges commerciaux et impacte la balance des paiements. La conséquence logique est d’une part, la chute de nos réserves de changes, et d’autre part, la dépréciation de la monnaie nationale par rapport au dollar américain. En effet, nos réserves de devises ont dangereusement baissé, passant de 1,744 milliard de dollars américains en 2013, à 881,3 millions USD au 5 décembre 2016, couvrant moins de quatre semaines d’importations ».

Quant à notre, Restée stable pendant les années de forte croissance (entre 2009 et 2015), la monnaie nationale connait actuellement une dépréciation de près de 35% depuis le début de cette année.

Zoom Eco

A RE(LIRE) :
RDC : Voici le discours – programme du gouvernement Badibanga [Intégral]

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