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RDC: Décryptage du «Décret-héritage» de Badibanga sur l’importation de véhicules

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RDC: Décryptage du «Décret-héritage» de Badibanga sur l’importation de véhicules 1

Samy Badibanga Ntita a signé le 4 Avril 2017 un Décret portant règlementation de l’importation de véhicules d’occasion en RDC. Cette décision qui va, sans doute, booster les recettes publiques autorise de nouveau l’entrée sur le sol congolais de véhicules de plus de 10 ans. Cependant, l’un de ses préalables semble ouvrir la voie à un nouveau business. Et ce dernier ne devrait pas être la finalité de la motivation cachée de ce « Décret-héritage».

Tout part de l’article 3 du Décret précité qui est clair en ce qui concerne le véhicule éligible à l’importation : « Présenter un état technique satisfaisant, attesté par un centre de contrôle du pays de provenance, préalablement agrée par les Ministères de Transport et Voies de Communication et des Finances de la République Démocratique du Congo ; et Avoir été mis en circulation sur une période n’excédent pas 20 (vingt) ans ».

Cette mesure va certainement contribuer à détendre la diaspora congolaise et les populations de Boma et Matadi, privés depuis près de 5 ans des revenus liés à cette activité commerciale autour de l’importation des véhicules d’occasion de l’Asie, de l’Europe et de l’Amérique.

Avantages du Décret

Depuis plus de six mois par exemple, les navires qui ont accostés au port de Boma ont amené à bord pas plus d’une centaine de véhicules. Cela atteste le ralentissement de ce commerce, selon les déclarants en douanes du Kongo Central.

Selon des sources proches de la SCTP (ex. ONATRA), l’interdiction d’importation de véhicules d’occasion de plus de dix ans décidée par Matata Ponyo en 2012 avait occasionné une baisse de plus ¼ de revenus de cette société.

A cela s’ajoute les multiples plaintes de la profession de transporteurs qui sollicitaient l’assouplissement des conditions d’importation de véhicules d’occasion en tenant compte du faible pouvoir d’achat du congolais.

Avec ce Décret « héritage » de Samy Badibanga avant son départ de Primature, tous les services intervenant aux frontières comme la SCTP, la DGDA, l’OCC, l’OGEFREM espèrent voir leurs recettes être boostées dans les prochains jours.

New deal en vue ?

RDC: Décryptage du «Décret-héritage» de Badibanga sur l’importation de véhicules

Photographie de la page 2 du Décret du Premier Ministre Samy Badibanga. @Zoom_eco

Les analystes avertis observent que de nouvelles opportunités d’affaires pourraient se créer autour de l’agrément des différents Centres de Contrôle par le Ministères congolais « de Transports et Voies de Communication » et « des Finances ». Car, ce sont ces centres qui auront compétence de certifier « l’état technique satisfaisant » des véhicules d’occasion susceptibles d’être expédier en RDC.

Depuis l’étranger, il sera question d’orienter tous les véhicules avant leur importation à des centres agrées pour un contrôle. Et cette opération ne sera pas gratuite ni à charge du trésor congolais. D’où, des débouchés par milliers pour lesdits centres qui se précipiteront à faire leurs offres au Gouvernement congolais.

Si les études de faisabilité ont été déjà faites par le Gouvernement et que les conditions d’agrément des centres de contrôle à travers le monde ont été définies, il y a lieu que le processus soit conduit en toute transparence selon les règles de la bonne gouvernance afin d’éviter que cette mesure soit l’aboutissement d’un « Nouveau Business » pour certains opérateurs politiques.

En clair, ce qu’il faut éviter éventuellement ce sont : les rétro-commissions, les pots-de-vin, la création d’une entreprise et/ou une joint-venture avec les sociétés étrangères du secteur concerné et la passation d’un quelconque marché pour le besoin de la cause. Cela s’apparenterait à un véritable conflit d’intérêts. Aux instances habilitées et le peuple congolais, à travers ses élus, d’ y veiller.

Zoom Eco

Edito

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