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RDC : Festivités de fin d’année, le prix des bananes plantains augmentent de 200 % à Kinshasa

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Les consommateurs de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo (RDC), font face une hausse vertigineuse de prix des bananes plantains pendant les fameuses fêtes de Noël et de la Saint Sylvestre.

Un régime de 5 kg vendu à 15 000 francs congolais (7,5 USD) dix jours avant la Saint Sylvestre se vend désormais à 45 000 Francs congolais (22,5 USD).

Les vendeurs justifient cette hausse de prix injustifiée par la rareté du produit sur le marché.

La petite botte de quelques trois ou quatre bananes qui a coûté 3 000 francs congolais l’avant-dernière semaine de décembre se vend à 10 000 francs congolais (5 dollars américains).

Malgré la hausse des prix, les consommateurs ne cessent de se ruer sur ce produit agricole.

« Là où nous avons l’habitude de nous approvisionner, les bananes plantains sont presqu’introuvables. Les quelques rares grossistes que nous rencontrons fixent les prix chacun à sa manière. Ce qui nous oblige, en tant que revendeurs, de faire de même », s’est justifié une vendeuse du marché Indou dans la commune de Masina.

Produit localement, les bananes plantains constituent les principaux produits agricoles du Mayombe, dans la province du Kongo Central. La rareté du produit dans des grands centres de consommation se justifie notamment par le mauvais état des routes dites de dessertes agricoles. Ce qui ne peut, en aucun cas, faciliter l’écoulement des produits agricoles des lieux de production vers les grands centres de consommation.

Cette situation devrait une fois de plus interpeller le pouvoir public qui, en ce sens qu’il a l’obligation d’investir des ressources importantes dans le secteur des infrastructures. Ce qui pourrait faciliter le désenclavement de plusieurs coins du pays, permettant ainsi l’ouverture des centres de productions vers les grands centres de négociation.

Les spécialistes ne cessent d’attester que dans un pays où l’on accorde une part belle au fonctionnement des institutions au détriment des investissements, le développement économique demeure toujours théorique.

Dans cette optique, la construction des routes de desserte agricole doit être une priorité. Au cas contraire, l’on peut beau crier, le combat pour le juste prix dans différents domaines demeurera utopique.

Olivier KAFORO

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