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RDC : la Banque Centrale du Congo prévoit une croissance économique de 5,3% à fin 2021

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La croissance économique de la République Démocratique du Congo est projetée à 5,3% à fin 2021, renseigne la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo, Malangu Kabedi Mbuyi.

Elle l’a fait savoir au cours de la réunion du Conseil des Ministres dirigé par le Président de la République, Félix Tshisekedi.

D’après la responsable de la plus haute institution financière du pays, l’économie de la République Démocratique du Congo reste principalement tirée par le secteur minier.

Elle indique que le marché de biens et services est demeuré stable avec un cumul annuel de
l’inflation de 3,39% à fin septembre 2021 alors qu’elle se situait autour de 14% en 2020.

D’après les données de la Banque Africaine de développement (BAD), la RDC a connu en 2020 sa première récession, en 18 ans, en raison des effets néfastes de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

Le PIB réel de la RDC s’est contracté de 1,7 % en 2020 après avoir augmenté de 4,4 % en 2019 et de 5,8 % en 2018.
Cela reflète d’abord le ralentissement des industries extractives avec une baisse de leur contribution à la croissance qui est passée de 0,28 % en 2019 à 0,17 % en 2020.

Ensuite, les mesures prises pour contenir la Covid-19, telles que la fermeture des frontières et les restrictions de transport ont nui aux activités non extractives dont la contribution à la croissance s’est effondrée de 4,1 % en 2019 à -1,87 % en 2020.

Dans les secteurs de l’industrie manufacturière, le bâtiment et les travaux publics, le commerce et les services marchands, les mesures ont entraîné la fermeture de plusieurs entreprises et affaibli la demande locale.

Malgré les prix élevés des produits miniers, le déficit des comptes courants s’est détérioré, passant de 3,8 % du PIB en 2019 à 5,4 % du PIB en 2020.

Les dépenses sociales visant à atténuer les effets de la Covid-19 combinées à la réduction des recettes fiscales ont entraîné une légère aggravation du déficit public, qui est passé de 0,8 % du PIB en 2019 à 1,2 % du PIB en 2020.

Pour lutter contre l’inflation et la dépréciation du franc congolais par rapport au dollar américain, la Banque Centrale du Congo a relevé le taux directeur de 7,8 % à 18,5 %. Pourtant, l’inflation est passée de 4,5 % en 2019 à 13 % en 2020 en raison des mesures d’endiguement et de la monétisation du déficit budgétaire.

Le franc congolais s’est déprécié de 12,4 % par rapport au dollar américain entre 2019 et 2020.

Les perspectives économiques de la RDC pour 2021 et 2022 sont favorables si la pandémie est maîtrisée et si la demande mondiale se redresse.

Le PIB réel devrait croître de 3,3 % en 2021 et de 4,5 % en 2022, grâce à la hausse des prix des principaux produits miniers, tels que le cuivre, et à la reprise de la consommation et des investissements.

La poursuite des réformes des finances publiques et monétaires devrait permettre de réduire l’inflation à une moyenne de 11,7 % sur la période 2021–2022, grâce à la facilitation des importations et à un meilleur approvisionnement des centres urbains.

De ce fait, la reprise du secteur extractif devrait stimuler les exportations minières et améliorer les recettes d’exportation.

Cependant, le compte courant risque de demeurer structurellement déficitaire, avec une moyenne de 4,0 % du PIB sur la période 2021–2022.

Les élections de 2022 devraient entraîner une augmentation des dépenses publiques.

En conséquence, le déficit budgétaire devrait se détériorer pour atteindre 1,4 % en 2021 et 2,5 % en 2022.

Le déficit du compte courant devrait se réduire à 4,0 % du PIB en 2021 et à 3,7 % en 2022.

En résumé, la croissance du PIB réel par habitant qui a chuté de 4,9 % en 2020, en raison de la baisse de la production et de la pression démographique, devrait augmenter de 0,1 % en 2021 et de 1,4 % en 2022.

Mitterrand MASAMUNA

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