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RDC : La solution à la crise économique passe par trois options

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En sa qualité de conseillère économique du Gouvernement, la Banque Centrale du Congo propose trois options à exploiter pour sortir le pays de la crise économico-financière à laquelle il est confronté.

Cela passe notamment par : la mobilisation des moyens financiers, l’industrialisation de l’économie et l’amélioration du climat des affaires. [Regard critique]

Ressources suffisantes

Pour la BCC, la mobilisation de ces moyens devrait se faire au niveau des recettes fiscales et douanières. D’où, la nécessité de renforcer la lutte contre la fraude fiscale qui contribue substantiellement au coulage des ces recettes dans leur collecte à tous les niveaux.

Déogratias Mutombo Mwana Nyembo est d’avis qu’il faudra changer l’approche de gestion de l’économie nationale, concevoir des tarifs compétitifs par rapport à ceux appliqués par les voisins de la RDC et sensibiliser les quatre services habilités aux frontières.

Ce qui aura pour effet de rendre dynamique et performante la structure de collecte et réduire l’impôt en général en mobilisant l’épargne intérieur. Les ressources financières ainsi mobilisées vont financer la construction des infrastructures et d’autres investissements catalyseurs de développement.

Industrialiser l’économie

La nécessité d’accroitre la production locale dans tous les secteurs porteurs se fait sentir depuis que la dépendance de l’économie congolaise au secteur minier a démontré ses limites. Si le pays subi encore, de l’extérieur, le choc des cours des minerais, de l’intérieur son économie n’est pas résiliente.

Cette faiblesse place la RDC en position de « grand importatrice » et « grand consommatrice » de tout ce qui est vendu sur le marché. Des produits alimentaires aux vêtements en passant par l’électroménager et autres biens de grande consommation. Pour preuve, la BCC a été plusieurs fois obligée de vendre les devises aux importateurs qui font fasse à la rareté des monnaies étrangères leur permettant de s’approvisionner ailleurs.

Si ces opérations de vente par adjudication ont eu l’avantage de ponctionner la masse de la monnaie locale en circulation, elles ont suffisamment contribué à l’effritement des réserves de change.

Assainir le climat des affaires

De l’avis d’experts, l’amélioration du climat des affaires en RDC reste un idéal à poursuivre. Entre-temps, l’insécurité juridique et judiciaire, la fiscalité asphyxiante ainsi que la corruption dans ses différentes formes en constituent les faiblesses. A cela s’ajoute l’instabilité politique qui éloigne davantage les investisseurs et les bailleurs de fonds du pays.

A ce stade, la BCC encourage vivement le Gouvernement à redoubler les efforts pour offrir un environnement propice aux affaires. Cependant, note un Expert, il y a un paramètre important qui fragilise tout l’arsenal juridique assorti des facilités d’affaires que l’Exécutif national à travers l’ANAPI offre aux investisseurs. Il s’agit de l’incertitude politique.

Comme pour dire, tant que les élections ne seront pas organisées en RDC, cela impactera l’environnement des affaires. Toutefois, entre les conseilles de la BCC et les contraintes conjoncturelles de leur mise en œuvre par le Gouvernement, il y a un grand fossé.

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