Afrique
RDC : Le corridor de Lobito, nouvel accélérateur stratégique pour l’économie minière

Présente au 17ᵉ Sommet des affaires États-Unis-Afrique qui s’est ouvert, le lundi 23 juin 2025, à Luanda, la République Démocratique du Congo a réaffirmé l’importance stratégique du corridor de Lobito dans son ambition de transformer son économie.
Représentant le Président Tshisekedi, le Vice-Premier Ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, a souligné que ce corridor ferroviaire, reliant le Sud de la RDC à l’océan Atlantique via le port angolais de Lobito, constitue « un accès direct et vital » aux marchés mondiaux.
Derrière cette déclaration, une réalité géoéconomique majeure : la RDC, enclavée et dépendante de corridors saturés ou instables, voit dans cette nouvelle route logistique une opportunité de sécuriser et de fluidifier ses exportations, notamment de cuivre et de cobalt, des ressources qui génèrent à elles seules près de 80 % de ses recettes d’exportation.
Selon plusieurs analystes, le corridor de Lobito n’est pas seulement une infrastructure de transport, mais un levier de souveraineté économique.
« C’est une alternative concrète aux itinéraires passant par le Sud de l’Afrique ou par la Tanzanie, qui sont souvent coûteux et sujets à des interruptions », explique un expert du cabinet Afritrends.
Pour les investisseurs et partenaires logistiques, le projet offre un cadre plus prévisible, soutenu par un partenariat trilatéral RDC-Angola-Zambie, avec l’appui des États-Unis et de l’Union européenne.
Dans un contexte mondial marqué par la transition énergétique et la ruée vers les métaux critiques, la RDC se dote ainsi d’un corridor logistique à la hauteur de son potentiel minier. Reste à relever les défis de gouvernance, d’entretien et de sécurisation pour faire du corridor de Lobito un réel catalyseur de développement durable.
Flory MUSISWA
























