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RDC : prix du pain, la hausse de 50% entraîne la perte du pouvoir d’achat du kinois !

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Le prix du pain communément appelé « Kanga journée » produit par la boulangerie « Pain victoire » augmenté de 50%. Nombreux sont ces kinois qui ont été, dès la première heure ce matin du 26 mars 2018, contraints d’acheter la baguette à 300 CDF alors qu’elle se vendait à 200 CDF. Cette hausse des prix de 50% a touché également le pain-carré qui se vend actuellement à 400 CDF et le pain au lait à 1 200 CDF. Elle entraîne, sans conteste, la perte du pouvoir d’achat du kinois.

D’après une source proche des propriétaires de cette boulangerie, l’une des plus importantes de Kinshasa, la raison est justifiée par l’augmentation du prix de la farine de froment, principale aliment utilisé dans la panification.

Comment, s’interrogent les revendeurs de pains, expliquer l’augmentation du prix du sac de farine alors que ce sont les mêmes propriétaires qui détiendraient des minoteries en RDC ? Qu’à cela ne tiennent, l’impact sur la bourse de la ménagère est proportionnel à 50% d’augmentation du prix du pain.

En clair, si hier cinq pains s’achetaient à 1 000 CDF, chaque foyer est désormais obligé de compléter 500 CDF pour avoir les cinq pains à 1 500 CDF. C’est de cette manière que le pouvoir d’achat du kinois est rongé.

Entre-temps, d’après un revendeur rencontré sur le site cet avant – midi, « Pain victoire » ne leur a pas prévenu de ce réajustement des prix de pains. Il trouve anormal que la commission de 25% par commande reconnue à à chaque revendeur ne soit pas réajustée.

Au ministère de l’Economie nationale qui réglemente les prix des denrées alimentaires, tout porte à croire que le prix du pain est libéralisé par le législateur congolais. Cela signifie que ces prix peuvent bouger à tout moment selon certains paramètres notamment le taux de change. Quoi de plus normal que les boulangers soient dans le droit d’augmenter leurs prix.

Néanmoins, le ministre de l’Economie a le pouvoir de contrôler les structures de prix sur toute l’étendue du pays. Il a, dans ses prérogatives, le droit de fixer les prix de quatre produits notamment : le carburant, le transport public, l’eau et l’électricité. Et ce, après concertation avec les opérateurs économiques de chaque secteur.

Qu’à cela ne tienne, une réunion est prévue ce lundi entre le ministre de l’Economie nationale et les responsables de cette boulangerie pour cerner les contours de cette augmentation. Une certaine opinion se demande si cette hausse de prix ne fait pas suite à la dernière augmentation du prix du carburant.

Nadine FULA | Zoom Eco

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