Quantcast
Connect with us

a la une

RDC : le Programme du Gouvernement enrichi chiffré à 36 milliards USD prévisionnels sur trois ans 

Published

on

Le Programme enrichi du Gouvernement pour la période 2021-2023 est chiffré à l’équivalent en CDF de 36 milliards USD. D’après le premier ministre, ce cout global prévisionnel est fractionné en trois tranches annuelles d’une moyenne de 12 milliards USD en prévisions linéaires.

Il s’agit, d’après lui, des ressources devant être investis dans l’économie avec comme objectif : la relance économique dans un contexte marqué par les effets pervers de la pandémie à Covid-19.

En effet, ce financement global sur les trois ans accuse un gap de 14 milliards USD. Un déficit résultant de la différence entre le coût total du Programme et le financement prévu de 22 milliards USD sur cette période, tel que dégagé dans le Cadre budgétaire à moyen terme, lequel a été élaboré par le Comité interministériel qui réunit des experts du Budget, du Plan, des Finances et de la Banque Centrale du Congo.

« Le financement de ce gap s’opèrera grâce aux mesures d’accroissement des recettes renforcées par la meilleure perspective de la conjoncture économique qui ramène la croissance à 0,8% en 2020, sur base des réalisations à fin septembre de la même année, contre des prévisions initiales à fin 2020 de -1,7 %. Cette amélioration des prévisions conjoncturelles pour 2021 est notamment liée à la hausse des prix du cuivre, de l’étain et du cobalt actuellement enregistrée sur le marché mondial », a précisé le premier ministre Jean-Michel Sama devant les élus du peuple.

Quatre pistes pour réduire le gap

Le Programme du Gouvernement aligne quatre pistes qui permettront de réduire davantage ce gap de 14 milliards USD dans le financement des actions prévues par l’Exécutif national sur les trois années. 

Primo. La prise en compte de quelques recettes additionnelles. Sama Lukonde a évoqué des ressources supplémentaires non prises en compte dans le Budget 2021 tels que des redressements fiscaux initiés dans le secteur minier en phase d’aboutissement ; la redistribution de certains blocs pétroliers pour 1,3 milliards USD sur deux ans et le reliquat sur le Contrat chinois pour 2 milliards USD sur trois ans. 

A cela s’ajoute l’appui budgétaire attendu dans le cadre de la conclusion du programme avec le FMI pour un montant de 1,6 milliard USD sur trois ans ; et l’engagement de la Banque mondiale sur l’appui à la gratuité de l’enseignement primaire avec la décaissement d’un reliquat de 800 millions USD sur deux ans.

Secundo. La mise en œuvre des réformes. A en croire le premier ministre, le Gouvernement s’engage à lancer une série de réformes à impact immédiat et susceptible de générer des ressources additionnelles. Mais aussi à améliorer la performance des régies financières dans la mobilisation des recettes publiques. 

Tertio. La piste du recours aux financements innovants sera également exploitée.  Et ce, par le truchement des secteurs les plus mondialisés : secteur privé, transports aérien et maritime, marchés financiers. 

Quarto. L’utilisation de certains comptes spéciaux est également envisagée. Ces activités devront participer à la réalisation du Programme gouvernemental principalement en ce qui concerne le pilier 8 relatif à la modernisation des infrastructures de bases et à l’aménagement du territoire national.

« L’effort du Gouvernement portera sur l’assainissement et la rationalisation des dépenses publiques. A cet égard, le Gouvernement s’engage à améliorer l’efficacité des dépenses publiques, à faire respecter les procédures en matière de dépenses publiques. Ce qui permettra de dégager d’importantes économies budgétaires, lesquelles seront affectées à certains piliers du Programme d’actions du Gouvernement », a déclaré Jean-Michel Sama Lukonde. 

Au demeurant, tout l’enjeu consistera à relever le Budget annuel de l’Etat à une moyenne de 12 milliards USD jusqu’en 2023.

Si pour l’exercice en cours, a souligné le Premier ministre, le Budget déjà promulgué s’élève à 6,6 milliards USD, la réalisation des objectifs d’accroissement des recettes et les exigences liées à la cohérence et à la conformité de la Loi relative aux Finances publiques devront conduire à terme à l’élaboration d’un Budget rectificatif. 

Zoom Eco

Sur le même sujet :

RDC : le Gouvernement mise sur la réduction du chômage sur l’ensemble du territoire national

RDC : le Gouvernement Sama Lukonde prévoit la création d’une maison de production culturelle

Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Advertisement

Edito