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RDC : sur les 822 millions décaissés par la SICOMINES pour les infrastructures, seuls 300 millions USD retracés (BTC)

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Le Bureau technique de contrôle (BTC) vient de déposer auprès de la justice le rapport de contre expertise effectué sur l’exécution des clauses convenues entre le Gouvernement de la République Démocratique du Congo et le groupement d’entreprises chinoises constituées par China Airways Corporation et Synohydro.

Dans ce rapport, le BTC rapporte que sur les 822 millions de dollars américains qui ont été décaissés par la SICOMINES pour des travaux d’infrastructures, seuls 300 millions de dollars ont réellement atterri dans la caisse du Trésor public.

A en croire ce rapport, 522 millions USD ont pris le chemin autre que celui pour lequel ils ont été décaissés. Ce qui laisse penser que les gestionnaires de cet ambitieux projet de développement des infrastructures routières et autres sur l’ensemble du territoire national ont excellé dans des magouilles occasionnant une perte de plus de 500 millions USD à l’État congolais.

D’après le service de communication de l’Inspection générale des finances (IGF), cette responsabilité de bradage des fonds publics est à mettre sur le dos des responsables de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT).

Moise Ekanga, proche de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila, s’est opposé aux conclusions du rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF) sur le contrat chinois.

Intervenant, au mois de février 2023, dans un débat sur les ondes de la radio Top Congo FM émettant à Kinshasa, cet ancien responsable chargé de la coordination et du suivi du fameux contrat « mines contre infrastructures » conteste presque tous les arguments avancés par Jules Alingete, Inspecteur général-Chef de service de l’IGF.

Pour Moïse Ekanga, le contrat signé entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le consortium des entreprises chinoises demeure gagnant-gagnant jusqu’à la preuve du contraire.

A l’ouverture des discussions entre la partie congolaise et chinoise sur la revisitation du contrat chinois, la partie chinoise a déclarée que la construction de 3 000 Km des chemins de fer et la réhabilitation des aéroports promises par la partie chinoise à la République Démocratique du Congo (RDC) dans la convention de collaboration signée le 22 avril 2008 entre les deux parties n’étaient qu’un chapelet de bonnes intentions.

Pour l’instant, le dossier est transmis à la justice qui devrait très prochainement interroger toutes les personnes concernées pour établir la lumière sur ce contrat.

Mitterrand MASAMUNA

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