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RDC : une délégation ministérielle dans le Haut-Katanga pour juguler la crise du maïs !

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Une délégation ministérielle composée de ministre de l’économie, du commerce extérieur et celui de l’agriculture séjournent à Lubumbashi depuis le dimanche 7 octobre 2018. Objectif de leur visite, trouver de solutions idoines face à la pénurie du maïs qui s’observe depuis quelques semaines dans tout le Katanga.

Au cours de son séjour à Lubumbashi, Joseph Kapika, ministre d’État, ministre d’économie a tenu une réunion avec Célestin Pande Kapopo, gouverneur du Haut Katanga et une autre avec les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC). Ces derniers sont accusés par la population de profiter de cette crise pour surenchérir le prix du maïs sur le marché.

D’après certaines langues de Lubumbashi, la FEC/Katanga a profité de la rareté du maïs venant de la Zambie pour revoir à la hausse le prix qui est passé de 14 500 CDF à 27 000 CDF, presque le double. Au terme de cette concertation, le ministre de l’Economie nationale est parvenu à trois conclusions.

Primo. La FEC Katanga n’est pas à la base de la rareté du maïs au Katanga. Cela vient plutôt de deux facteurs. D’abord, la dépréciation de la monnaie zambienne d’environ 30%. Ensuite, la récolte zambienne n’a pas été très bonne cette année suite à la sécheresse. Quoi de plus normal que le gouvernement zambien interdise toute exportation de cette denrée devenue rare. Conséquence, flambée de prix sur le marché.

Secundo. L’existence d’importants stocks de maïs au Katanga. La délégation ministérielle qui s’est rendue à Kasenga (à plus de 60 km de Lubumbashi) l’a constaté. Elle a également visité plusieurs fermes et minoteries pour évaluer la quantité de stock. La FEC a plaidé pour la révision à la baisse de certaines taxes pléthoriques et asphyxiantes dont elle fait face.

Ce qui rend la production congolaise moins compétitive face au maïs venant de la Zambie et dont la majorité passe par fraude sans payer les taxes. Bien plus, les producteurs zambiens sont subventionnés contrairement à ceux de l’espace Katanga.

Le ministre de l’Economie nationale a analysé la structure de prix appliquée par la FEC pour arriver à un consensus, celui de trouver un prix d’équilibre qui puisse permettre aux opérateurs économiques d’arroser le marché katangais et aussi de continuer à produire sans qu’il y ait rupture de stock.

Tertio. La nécessité pour le gouvernement d’appuyer les opérateurs économiques du secteur agricole. A ce sujet, Joseph Kapika a rappelé que la RDC est en voie de le faire grâce à la ligne de crédits dont les agriculteurs sont les principaux bénéficiaires. Il a également mis l’accent sur les modalités de ce crédit de 120 millions de dollars, à savoir : 6% d’intérêt, une année de grâce et le remboursement en cinq ans.

A deux mois de festivités de fin d’année, a souligné le ministre d’État en charge de l’Economie nationale, il faudra veiller qu’il n’y ait pas augmentation de prix de denrées alimentaires ni la rupture de stock. Après Lubumbashi, le Joseph Kapika s’est rendu à Kolwezi, dans la province de Lualaba.

Nadine FULA | Zoom Eco

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