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Afrique : la RDC pourrait bénéficier de 1,6 milliard USD du FMI pour la relance économique

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La République Démocratique du Congo (RDC) pourra bénéficier, dans les jours qui viennent, d’un appui non remboursable du Fonds monétaire international (FMI) à hauteur de 1,6 milliard de dollars américains (USD) des 3 milliards USD octroyés aux pays du continent africain sur un montant global estimé à 650 milliards USD au profit de tous les pays membres du FMI, afin de leur permettre de relancer leurs économies respectives.

L’information a été rendue publique par le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, au cours d’une conférence de presse tenue à l’issue de la troisième réunion 2021 du Comité de politique monétaire (CPM).

« Nous avons tenu nos assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Elles se sont achevées la semaine dernière, avec la tenue du comité monétaire international. Au cours de cette réunion, on a fait un rapport sur les perspectives de croissance de l’économie mondiale. Selon le FMI, l’économie mondiale devait rebondir en 2021 avec un taux de croissance de 6%. Cependant, ces perspectives restent à la fois incertaines ou divergentes selon les pays du monde…. Du fait de la pandémie, les pays en développement ont perdu plus ou moins 20% de revenu par habitant alors que dans des pays avancés la perte de revenu par habitant n’a été que de 11%. C’est pourquoi il faut cet effort à l’échelle mondiale. Le FMI pour sa part, devrait soutenir les pays membres à revenu faible. Mais ces pays doivent entreprendre des politiques de transformation de leurs économies pour stimuler la diversification, la productivité et la résilience de leurs économies également face au changement climatique. Aujourd’hui, nous avons estimé que des ressources financières importantes sont nécessaires pour permettre surtout à ces pays à faible revenu d’investir principalement dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’alimentation, des infrastructures de base et de la protection du social sans compromettre la stabilité du cadre macroéconomique. On a également conseillé aux pays à faible revenu de travailler à l’accroissement des ressources financières nationales…pour permettre de dégager de marge budgétaire qui soit nécessaire aux investissements publics notamment. Le FMI a déjà augmenté temporairement l’accès à ses ressources d’urgence. En même temps, les Etats membres, surtout ceux qui ont les quotes parts, ont souligné l’importance d’une nouvelle allocation du Droits de tirage spéciaux (DTS) pour un montant de 650 milliards USD. Sur les 650 milliards USD, toute l’Afrique n’aura que 30 milliards USD. C’est là que nous n’avons pas été contents. Nous avons insisté que ce montant soit doublé, compte tenu des dégats économiques causés par Covid-19. C’est une sorte de création monétaire que nous allons faire au niveau du FMI. Il faut retenir que la répartition se fait également au niveau de quote-part. Un pays comme la RDC a quand même la quote-part autour de milliards. Nous pourrons avoir quelque chose qui dépasserait les 500 millions USD. En même temps, nous avons plaidé pour la mise en place de transfert volontaire de DTS des pays avancés qui ne sont pas utilisés en faveur des pays à faible revenu qui en ont plus besoin pour faire face aux impératifs d’investissement, de santé…. Et cela a été accepté », a expliqué Deogratias Mutombo.

Signalons par ailleurs que dans ses perspectives de l’économie mondiale, publiées en avril courant, le FMI a revu à la hausse ses prévisions de croissance.

Olivier Kamo

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