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Finance

Assurance : Taux de pénétration, l’atout majeur de la RDC

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Avec 0,4%, la RDC a l’un des taux de pénétration des assurances les plus faibles d’Afrique. Pour autant, cette faiblesse reste à relativiser sur le plan numérique et, loin de constituer une menace, la faible couverture du marché congolais est un « puissant potentiel ». Ce secteur des assurances libéralisé mais presqu’inexploité attire les investisseurs tant locaux qu’étrangers. En dépit du faible taux de revenu par habitant, ce qui intéresse avant tout les opérateurs, c’est la taille du marché : 70 millions d’habitants, la croissance du PIB : +-8 % et la diversité de la matière assurable.

Le faible taux de pénétration de la RDC s’explique aussi par la « perte de confiance » dans le système des assurances. Car le rôle d’un assureur consiste à indemniser les sinistres, pour ne pas dire à tenir ses promesses.

Or, après près de 50 ans de monopole sectoriel, on ne peut pas affirmer aujourd’hui que la SONAS est en mesure d’indemniser ses clients correctement. Les congolais comme les potentiels assurés ont eu le reflexe naturel de se « désassuré » ou de s’orienter vers des assureurs étrangers. La reforme actuelle est justement une réponse à ce problème. La concurrence pousse les assureurs à améliorer leurs services et offre à l’assuré un panel de choix en fonction de ses besoins.

Défis à relever

De l’avis d’expert, les produits des assureurs doivent être conçus pour répondre aux besoins spécifiques des clients majoritairement pauvres, ils doivent être disponibles même dans les coins reculés et des tarifs abordables. L’offre devrait donc être structurée de façon à convenir au budget notamment des familles pauvres.

Quelques logos des firmes internationales dont certaines sont intéressées par le marché congolais. Ph. montage Tiers

Du point de vue de la demande, l’on note « le manque de compréhension des concepts de l’assurance et les confusions qui existent par exemple avec les mécanismes d’épargne ». D’où la nécessité d’envisager l’éducation des consommateurs afin de faciliter les ventes et l’appropriation des produits d’assurances, et au-delà l’adhésion de la population à cette réforme.

Pour garantir le bon fonctionnement du système, l’ARCA devra s’assurer que les assureurs disposent de « marge de solvabilité » suffisante pour indemniser les sinistres de leurs assurés. C’est à ce prix que le « Capital Confiance », totalement englouti par le système actuellement pris de vitesse, sera progressivement reconstitué. Au fur et à mesure que les assurés seront effectivement indemnisés, la population comprendra l’importance de s’assurer.  Et en gagnant la confiance de la population, il ne restera plus qu’aux assureurs agréées d’exécuter leur politique commerciale et marketing à travers ce vaste territoire.

Au demeurant, la République Démocratique du Congo étant en pleine reconstruction, il y a beaucoup de projets socioéconomiques amorcés qui constituent en réalité des débouchées pour les assureurs. Tel que présenté, ce marché est une mine d’or. Non seulement pour les investisseurs mais aussi pour l’Etat congolais et les bénéficiaires.

A tous ces géants africains et internationaux qui seraient intéressés comme AXA, ALLIANZ, NSIA, MEDGULF, ASCOMA, ICE, banques locales, les opportunités sont à saisir sans hésiter cette opportunité.-

Zoom Eco

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