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Henri Yav : « le logiciel ISIS REGIE apporte trois innovations dans la gestion des recettes publiques »

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Le ministre des Finances, Henri Yav Mulang, vient de lancer un logiciel nommé « ISIS Régie », pour mieux s’imprégner de la traçabilité des recettes de l’Etat, lutter contre la fraude et la corruption qui gangrènent les régies financières en République démocratique du Congo. Une occasion pour le Gouvernement congolais de maximiser les recettes. Il l’a déclaré au cours de son interview, hier mardi 20 novembre, sur Radio Okapi.

Henri Yav Mulang, vous êtes ministre des Finances. Le 29 octobre dernier, vous avez lancé, à Kinshasa, le logiciel ISIS Régie. Quel est son importance ?

Oui, ce logiciel, qui rentre dans le cadre de la réforme du système fiscal, lancé depuis le forum de septembre 2017, apporte trois innovations essentielles dans la gestion des recettes publiques. Primo, automatiser la procédure de perception des recettes de l’Etat. Secundo, dématérialiser la procédure d’apurement des recettes au niveau des régies financières. Et tertio, apporter davantage de transparence et de fiabilité des informations sur les recettes et la trésorerie de l’Etat.

En fait, ce qu’il faut retenir, c’est que la mise en place de ce logiciel marque un tournant décisif dans le système de mobilisation des recettes de l’Etat, après la réforme de 2002, qui a institué les banques commerciales en intermédiaires financiers, dans le processus de collecte de recettes. Il facilite la traçabilité de chaque recette de l’Etat, à travers les différents acteurs qui participent à sa mobilisation. A savoir : les banques commerciales, la Banque Centrale du Congo, les régies financières et la Direction du Trésor et de l’Ordonnancement du ministère des Finances.

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En plus de cette traçabilité, ce nouveau système permettra également de raccourcir le délai de traitement. Il facilite donc le recoupement des données provenant de différents intervenants. Et grâce à la dématérialisation, entendue ici comme la suppression de supports matériels (que sont les papiers, les formulaires) utilisés dans le processus de perception de recettes et leur remplacement par des supports informatiques, on évite de contacts physiques entre les contribuables et les agents du fisc. Contacts qui sont souvent à l’origine de dénonciations vraies ou fausses de cas de corruption et de concussion, voire de trafic d’influence.

L’application de ce logiciel a-t-elle des exigences ? Si oui, quelles sont-elles ?

Effectivement, nous devons faire évoluer le cadre réglementaire qui doit prendre en compte les bénéfices de l’utilisation de nouvelles technologies de l’information. Par exemple, nous allons procéder à la dématérialisation des instruments de paiement qui n’est pas de mise dans l’actuel cadre qui nous régit.

L’autre exigence technique touche à l’interconnexion de tous les participants au processus de collecte de recettes. Et heureusement pour nous, cette interconnexion est en cours de réalisation. Mais, il nous reste deux préalables : Former l’ensemble des utilisateurs et déployer le système sur toute l’étendue de la République.

Pour terminer M. le ministre, avec un tel outil, peut-on espérer en la maximisation des recettes. Si pas la fin, mais une réduction sensible de la fraude dans les régies financières ?
Bien sûr. La transparence et la traçabilité accrues des recettes de l’Etat qu’apporte cet outil permettra de réduire sensiblement les risques de fraude et par conséquent, accroître le volume des encaissements. Néanmoins, nous devons continuer à sensibiliser les différents acteurs et investir davantage dans la modernisation de nos régies financières. Ce travail est en cours de réalisation.

Interview réalisée par Radio Okapi

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