Finance
RDC : 1.367 milliards CDF dépensés en procédure d’urgence au T4-2024

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC), à travers le ministère des Finances, a publié la situation provisoire des dépenses publiques exécutées en procédure d’urgence pour le quatrième trimestre 2024.
Au cours de cette période, les dépenses exécutées en procédure d’urgence ont atteint 1.367,8 milliards de Francs congolais (CDF), soit près de 488 millions de dollars américains.
Ce montant représente 14,99 % du volume total des dépenses publiques effectuées durant le trimestre, une proportion qui souligne l’engagement du Gouvernement congolais à mieux contrôler la chaîne des dépenses publiques dans la gestion budgétaire de l’État.
Ce rapport s’inscrit dans le cadre des engagements pris avec le Fonds monétaire international (FMI) en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance financière.
Le mois d’octobre 2024 a enregistré des dépenses publiques globales de 2.698,18 milliards de CDF dont 408,52 milliards de Francs congolais ont été exécutés en urgence, soit 15,14 % du total. Cette part relativement élevée traduit des besoins de financement immédiats auxquels le Gouvernement a dû répondre rapidement.
En novembre 2024, les dépenses totales de l’État se sont élevées à 3.128,21 milliards de Francs congolais (CDF), avec 474,81 milliards de CDF engagés en procédure d’urgence, représentant 15,18 %.
Cette tendance montre une constance dans le recours à la procédure d’urgence pour couvrir certains besoins prioritaires.
Pour le mois de décembre 2024, le volume global des dépenses s’est établi à 3.299,08 milliards de CDF. Les dépenses en urgence ont atteint, quant à elles, 484,55 milliards de CDF, soit 14,69 % du total mensuel, un léger repli en comparaison des deux mois précédents.
Si l’on exclut les dépenses sécuritaires liées aux opérations en cours dans l’Est du pays, la proportion des dépenses exécutées en urgence descend à 7 % pour le trimestre. En les incluant, la proportion globale atteint 14 %, illustrant l’impact significatif des enjeux sécuritaires sur les finances de l’État.
La répartition par catégories des dépenses exécutées en urgence au quatrième trimestre met en lumière les priorités budgétaires. En tête, les dépenses exceptionnelles dominent avec 697,52 milliards de CDF, représentant 50,99 % du total, montrant l’ampleur des dépenses imprévues nécessitant des actions immédiates.
Les dépenses de fonctionnement des institutions politiques s’élèvent à 163,26 milliards de CDF soit 11,93 %, suivies par celles des ministères avec 145,83 milliards de CDF représentant 10,66 %. Les transferts et autres interventions ont quant à eux absorbé 141,12 milliards de Francs congolais (CDF) soit 10,32 % du total.
Du côté des investissements, 103,65 milliards de CDF ont été engagés, équivalant à 7,58 %, tandis que les paiements des arriérés se sont chiffrés à 81,04 milliards de Francs congolais, soit 5,92 %.
Enfin, les dépenses centralisées ont atteint 30,19 milliards de CDF (2,21 %) et la dette publique a mobilisé 5,25 milliards de CDF, ne représentant que 0,38 %.
En publiant ces chiffres, le ministère des Finances confirme sa volonté de rendre plus lisible la gestion des fonds publics, conformément aux normes internationales. Ce suivi rigoureux permet de mieux évaluer l’efficacité des politiques publiques et d’améliorer la confiance des citoyens et des partenaires au développement.
Mitterrand MASAMUNA






















