Finance
RDC : 2.669,6 milliards de CDF des dépenses publiques enregistrées à fin janvier 2026

À fin janvier 2026, les finances publiques de la République démocratique du Congo (RDC) affichent un niveau d’exécution des dépenses supérieur aux prévisions budgétaires.
Selon les données de la conjoncture économique hebdomadaire, publiées par la Banque Centrale du Congo (BCC), les dépenses publiques ont atteint 2.669,6 milliards de francs congolais (CDF), montant équivalent à 1,175 milliards de dollars américains.
D’après la même source, ce montant représente un taux d’exécution de 103,3 % par rapport aux prévisions arrêtées à 2.583,8 milliards de CDF au cours de la période indiquée.
Dans le détail, les dépenses courantes constituent la part la plus importante de l’enveloppe globale, avec 1.444,9 milliards de CDF. Elles représentent plus de la moitié des engagements effectués au cours du premier mois de l’exercice budgétaire.
À l’intérieur de cette catégorie, les frais de fonctionnement des institutions et des ministères s’élèvent à 534 milliards de CDF, traduisant le poids structurel des charges administratives dans le budget de l’État.
Les subventions, quant à elles, ont mobilisé 450,5 milliards de CDF, tandis que les salaires des agents et fonctionnaires de l’État se sont établis à 374,3 milliards de CDF.
Ces chiffres confirment la pression exercée par les dépenses de fonctionnement sur les finances publiques, un phénomène récurrent observé dans la structure budgétaire congolaise.
Les dépenses exceptionnelles ont atteint 677,7 milliards de CDF, constituant le deuxième poste le plus important après les dépenses courantes.
Bien que la BCC ne détaille pas, dans ces données synthétiques, la nature précise de ces charges, leur volume témoigne d’engagements spécifiques intervenus dès le début de l’année budgétaire.
Les dépenses en capital, destinées principalement aux investissements publics, se sont chiffrées à 386,4 milliards de CDF, soit soit près de 170 millions USD. Ce montant reste inférieur aux crédits consacrés aux dépenses courantes et exceptionnelles, soulignant un déséquilibre persistant entre les charges de fonctionnement et les investissements structurants.
Avec un taux d’exécution de 103,3 % dès fin janvier, les dépenses enregistrent un léger dépassement par rapport aux prévisions mensuelles. Cette évolution pourrait refléter soit une accélération des engagements budgétaires en début d’année, soit des ajustements liés à des impératifs conjoncturels.
Mitterrand MASAMUNA






















