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RDC : 8 millions USD mobilisés en douze mois aux Affaires foncières !

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Le ministère des Affaires foncières a mobilisé 13 257 084 854 de francs congolais, soit l’équivalent de 8 millions de dollars américains* en douze mois. Ces recettes prennent en compte les droits, taxes et redevances dus à ses services d’assiette. C’est ce que révèle les statistiques de la Direction générale des recettes administratives, domaniales et de participation (DGRAD).

Il s’agit d’une performance non réalisée depuis des années. Si 3,2 de francs congolais ont été mobilisés en 2015, les réalisations de ce ministère ont atteint 5,8 milliards de francs congolais en 2016.

Cet élan de croissance semble prendre une autre vitesse lorsqu’au premier trimestre de cette année plus de 4 388 010 164 CDF ( quatre milliards trois cent quatre-vingt-huit dix mille cent soixante-quatre francs congolais) ont été recouvrés par la DGRAD pour le compte des Affaires foncières.

A ce stade, des efforts sont à fournir afin d’atteindre et/ou de dépasser les assignations annuelles de 33 milliards de francs congolais fixées pour l’exercice budgétaire 2018.

Cette tendance de reprise de bonnes performances dans la réalisation des recettes du secteur des affaires foncières est consécutive à la mise en place, par le ministre Lumeya Dhu Maleghi d’un système efficace de lutte contre la fraude et le coulage.

«Il a exigé l’installation des guichets de banques au sein des circonscriptions foncières pour éviter que l’argent transite par les mains des agents», a indiqué Jacques Kalenga Kongolo, agent aux Affaires foncières, cité par AfricaNews.

Il a également insisté sur le fait que Lumeya s’est tiré des ennuis vis-à-vis des réseaux mafieux qui, hier, avaient pris le secteur foncier en otage.

«Des lobbies sont créés tous les jours pour vilipender le ministre des Affaires foncières. Son péché impardonnable est d’avoir bouché les circuits frauduleux et écarté de brebis galeuses», a révélé Jacques Kalenga soulignant que le prix à payer pour en arriver à une telle mobilisation a été le recours aux méthodes fortes.

A tout prendre, des experts de ce secteur restent convaincus que ces performances constatées sont de loin d’égaler le potentiel des recettes à mobiliser. Ces dernières feraient encore l’objet de coulage et de détournements en bande organisée. Quoi de plus normal, soutiennent – ils, qu’un ratissage soit mené de la base au sommet du ministère.

Zoom Eco

*Taux de change 1 640 CDF pour 1 USD

Edito

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