Finance
RDC : ANSER envisage de mobiliser 5 milliards USD d’ici 2030

L’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER), prévoit, pour la phase d’expansion, une mobilisation de cinq (5) milliards de dollars d’investissements sur les cinq prochaines années, avec l’objectif ambitieux de produire 8.000 MW de capacité additionnelle, soit une multiplication par plus de 250 de la capacité actuelle. C’est ce qu’a révélé le Directeur Général Adjoint de l’ANSER, Damien Twambilangana Mukongo.
lors d’un briefing organisé, ce jeudi 17 juillet 2025, par le Ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya.
En effet, cet objectif suppose une diversification des sources de financement : outre les dotations publiques, l’ANSER entend recourir aux ressources parafiscales, à la coopération bilatérale et multilatérale (Banque mondiale, BAD, AFD, etc.), ainsi qu’aux instruments de financement mixte (blended finance), pour attirer les investisseurs dans des projets à impact social élevé.
En cinq ans, 22 projets ont été menés à terme, parmi lesquels la centrale de Bonga Yassa dans le Bandundu; L’électrification de Lumumba-ville avec plusieurs centrales; Des projets réussis à Kananga, Tanganyika, Basankusu, etc.
En termes de capacité, l’ANSER n’a produit que 30 mégawatts sur les 744 MW initialement projetés, une performance modeste au regard des ambitions de départ, mais qui s’explique par des contraintes administratives, techniques et financières, dans un environnement faiblement attractif pour les opérateurs privés.
Parmi les difficultés majeures évoquées, l’ANSER souligne la lourdeur administrative, notamment dans l’octroi de titres aux opérateurs privés. À ce jour, 20 titres ont été accordés, mais la nécessité d’accélérer les procédures reste un défi central pour attirer davantage d’investisseurs dans les zones rurales.
En dépit des retards accumulés et des défis logistiques, l’ANSER s’affirme aujourd’hui comme un instrument public de planification, de financement et de structuration de projets énergétiques dans les zones à faible attractivité. Sa montée en puissance sur les cinq prochaines années dépendra de sa capacité à rendre les projets bancables, à fluidifier la gouvernance et à renforcer la collaboration avec les investisseurs institutionnels.
La trajectoire énergétique de la RDC passera inévitablement par une électrification inclusive où l’ANSER joue un rôle de plus en plus central.
AGNES KAYEMBE
























