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RDC : bilan économique 2001-2018, Deogracias Mutombo présente les chiffres

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RDC : bilan économique 2001-2018, Deogracias Mutombo présente les chiffres 1

Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) Deogracias Mutombo a présenté, ce mercredi 23 janvier 2019, quelques chiffres des indicateurs macroéconomiques dans le cadre du bilan économique du règne de Joseph Kabila à la tête du pays. D’après ce bilan, fait à quelques heures de la passation de pouvoir au nouveau président de la République élu, des efforts considérables ont été réalisés et des résultats sont suffisamment éloquents.

Taux de croissance, de -2,1% à 4,1%

Au départ de 2001, le taux de croissance était négatif avec -2,1%. Mais les efforts consentis ont fait en sorte que l’activité économique poursuive sa croissance avec un taux de 4,1% à fin septembre 2018.

« Cette croissance traduit l’évolution ascendante de l’activité économique lorsque l’on vient de 2016 avec une croissance de 2,4% et 2017 de 3,7%. C’est vrai qu’on a atteint un bon score en 2014 avec 9,5% mais nous avons chuté en 2015 à 6,9% pour rechuter encore à 2,4%. Cependant, nous avons déjà la tête assez haut parce que 4,2% est assez élevé au niveau africain et mondial », a indiqué le gouverneur.

Toutefois, il s’agit d’une croissance impulsée essentiellement par le secteur extractif (secteur minier) à plus de 50%. Une véritable faiblesse parce que le pays est exposé à la baisse de cours des produits de base qu’il exporte. D’où, la nécessité de mettre en œuvre la diversification économique dont on parle toujours.

PIB, de 11 milliards à 50 milliards USD

A l’arrivée de Joseph Kabila en 2001, le Produit intérieur brut (PIB) nominal était de 11 milliards de dollars américains. Actuellement, il est autour de 50 milliards USD. D’après le gouverneur de la BCC, il est prévu, avec le taux de croissance de 5,6% en 2019, d’atteindre 54 milliards USD comme richesse nationale.

Entre-temps, le revenu par habitant qui est aujourd’hui de 563 USD, était de 334 USD en 2001. Si cette hausse est assez significative, il est évident que cette croissance n’a pas encore atteint le dynamisme nécessaire pour transformer les conditions de vie de la population.

« C’est une évolution satisfaisante mais encore en deca de nos attentes. Il y a des reformes qu’il faut mettre en œuvre pour atteindre cette vitesse de croisière. L’idéal, pour nous, c’est d’atteindre une croissance à deux chiffres. Et là, c’est important. Il faut le faire », a recommandé Deogracias Mutombo.

Taux d’inflation, de 135% à 7,1%

Si en 2001, la RDC connaissait une inflation de 135%, 18 ans plus tard, ce taux a été réduit à 7,1%. La BCC indique que ce niveau de taux d’inflation traduit une stabilité relative sur le marché des biens et services.

« Il vous souviendra qu’en 2017, ce taux a était de 54% et 23% en 2016. C’est une bonne stabilité et nous sommes presque dans les critères de performance économique ciblée au niveau de l’Union africaine et de la SADC et COMESA. Notre objectif, à moyen termes, c’est un taux d’inflation qui ne dépasse pas 7%. Donc, inférieur ou égal à 7% », a rassuré le gouverneur de la BCC.

Recettes propres, de 382 millions à 4,4 milliards USD

La BCC indique que les finances publiques  sont aujourd’hui équilibrées. L’année 2018 s’est terminée avec un excédent dépassant les 50 milliards de CDF. Cependant, en termes de recettes, plus ou moins 4,4 milliards USD sont tombés dans les caisses de l’Etat.

« Comparées à 2001, ces recettes n’étaient que 382 millions USD. C’est vrai que nous ne devons pas céder à l’autosatisfaction, c’est une forte hausse qui, malheureusement, est encore en deca de nos attentes et de la cible de critères de performances économiques de 20% du PIB. Nous avons un PIB d’environ 50 milliards USD, les 4,4 milliards représentent moins de 10% du PIB », a indiqué le gouverneur.

Si le satisfecit est à noter, la BCC rappelle qu’il faut des reformes pour accélérer l’amélioration de la mobilisation des recettes publiques.

Taux de change, la stabilité

Au niveau du secteur extérieur, la BCC note qu’il y a également une évolution satisfaisante des indicateurs. « Le taux de change a connu une stabilité parce que nous avons terminé 2018 avec un taux de 1 635 CDF le dollar venant de 1 692 DCF au 31 décembre 2017. C’est une dépréciation de 2,7% seulement alors qu’en 2017, on était à 23% tout comme en 2016 », soutient Deogracias Mutombo.

Réserves de change, de 21 millions à 880 millions USD

Les réserves internationales sont actuellement à 880 millions USD. Elles étaient à 21 millions USD en 2001. Le niveau actuel vient de connaitre une légère baisse à cause des dépenses électorales de plus de 500 millions consenties sur l’année 2018 dans un contexte où les recettes n’ont été que de 4,4 milliards USD.

« Donc, un peu plus de 10% des recettes propres de l’Etat. C’est ce qui a fait que nous ayons consommé une bonne partie de nos réserves. Parce qu’en octobre, on avait atteint les chiffres de 1,192 milliard USD. On voyait déjà 1,2 milliard USD. N’eut été ces dépenses électorales indispensables pour le pays, on serait au-delà de 1,5 milliard USD. Car, on n’allait pas consommer les devises comme on l’a fait », a précisé le gouverneur de la BCC.

A 880 millions USD, tout devrait être mis en œuvre pour attendre le niveau de 3 mois et même 6 mois d’importations tel qu’exigé dans les critères de convergence économique. Il y a lieu de noter également qu’à partir de 2017, le solde de balance commerciale et de paiements sont devenus positifs. Ce qui est également un élément important d’équilibre extérieur.

Indicateurs monétaires stables

Des indicateurs se sont améliorés, rapporte la BCC. Il s’agit notamment du Taux directeur qui est passé de 21 à 14% depuis mi-avril 2017, niveau maintenu jusqu’à ce jour. En 2001, ce taux directeur était de 140%. Il y a lieu de comprendre que 18 ans après, il a été divisé par 10.

« Au regard de notre politique monétaire qui est restée prudente, nous avons également maintenu le statu quo en ce qui concerne le coefficient de la réserve obligatoire et qui sont restés à 13 et 12% et 2,0% respectivement pour le dépôt à vue et à termes en monnaie étrangère et en nationale. Nous continuons à réguler la liquidité aux moyens des instruments tels que le Bons de la BCC mais au regard des facteurs autonomes de la liquidité », a précisé Deogracias Mutombo.

Eric TSHIKUMA | Zoom Eco

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