Quantcast
Connect with us

a la une

RDC : Budget 2016, les six axes prioritaires de Matata

Published

on

Devant les élus du peuple, Augustin Matata Ponyo a décliné les six axes prioritaires du Programme d’Actions du Gouvernement tel que prévu dans le projet du budget 2016. Si l’amélioration des conditions sociales de la population prend 32% de l’ensemble des dépenses, le renforcement de l’efficacité de l’état notamment par l’organisation des élections se taille 33% d’un budget équilibré en dépenses comme en recettes à 8 437,4 milliards de FC, soit 9 121 011 021 USD.

Le projet de Loi de finances de l’exercice 2016 est buté à l’étroitesse des recettes publiques, ce qui influe sur le niveau des dépenses requis pour la mise en œuvre des politiques publiques dont notamment celles en rapport avec les secteurs prioritaires, les grandes réformes ainsi que le fonctionnement des institutions de la République.

« Le Gouvernement préconise la mise en œuvre des mesures fiscales et administratives des Administrations financières pour la mobilisation effective des recettes projetées, la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale ainsi que la maîtrise des impôts réels », a déclaré Matata Ponyo devant les députés nationaux. Il promet une thérapeutique appropriée pour résoudre cette question de « faible mobilisation des ressources devenue chronique. »

Reformes institutionnelles, 33%

La poursuite et la finalisation des réformes institutionnelles visant le renforcement de l’efficacité de l’Etat coûtera 396,6 milliards de FC, représentant une part relative de 33,3%. Cette part est consacrée notamment à la mise en place des nouvelles provinces, à la mise en œuvre des lois de programmation de la Police et de l’Armée ainsi qu’au fonctionnement régulier des institutions de la République.

Selon Matata Ponyo, « il est prévu des ressources suffisantes dans le budget évaluées à 537,8 milliards de FC, soit 500 milliards sur ressources propres et 37,8 milliards sur ressources extérieures ». Cette déclaration évacue la crainte de voir les élections ne plus se tenir faute d’argent. Si certains s’interrogent encore sur la capacité du gouvernement à financer toutes les élections évaluées par la CENI à 1 milliards USD, d’autres veulent du concret.

« Allons aux élections et qu’on en finisse une bonne fois pour toutes », a préconisé l’honorable Gilbert Kikwama.

Accélération de la croissance, 29%

La consolidation de la stabilité macroéconomique, l’accélération de la croissance et la création d’emplois sont évaluées à 115,5 milliards de FC, soit une part relative de 29,4%. Ce montant sera affecté entre autres à l’extension des parcs agro-industriels, à la réalisation de l’ouvrage INGA, à la quote-part de l’Etat dans les capitaux de la CILU et de la sucrière de KILIBA, à la certification des réserves gazières, à l’extension progressive en provinces du Cadre Permanent de Concertation Economique ainsi qu’à diverses constructions et réhabilitations dans les secteurs porteurs de croissance.

Infrastructures de base, 3%

Selon les projections du gouvernement présentées par le Premier Ministre Matata Ponyo, la poursuite de la construction et de la modernisation des infrastructures de base seront financées à la hauteur de 274,7 milliards de FC, soit une part relative de 3,8%. Elles sont consacrées en particulier à la construction et à la réhabilitation des infrastructures routières et portuaires.

 Social du congolais, 32%

L’amélioration du cadre de vie et des conditions sociales de la population congolaise engloutira 313,7 milliards de FC, représentant 32,1% des dépenses totales.

« Cette part sera dédiée essentiellement à la poursuite de la construction et de la réhabilitation des infrastructures scolaires et sanitaires, à la lutte contre les maladies, à la  desserte en eau potable et électricité en milieu rural », a révélé Matata Ponyo.

Nouvelle citoyenneté, 0,7%

Le renforcement du capital humain et de l’éducation à la citoyenneté coutera 51,4 milliards de FC, représentant une part relative de 0,7%. Avec ce montant, le gouvernement entend s’assurer notamment une adéquation entre la formation et le monde du travail et promouvoir l’initiation à la nouvelle citoyenneté au sein des établissements scolaires ainsi qu’à la promotion des étudiants doctorants.

Coopération au développement, 0,7%

Renforcement de la diplomatie et de la coopération au développement représentent 53,2 milliards de FC, soit une part relative de 0,7% destinée, selon le Chef du gouvernement, notamment à la poursuite du rapatriement des diplomates en fin de carrière, à l’amélioration des conditions sociales des diplomates ainsi qu’à la contribution aux organismes internationaux.

Au demeurant, pour atteindre les objectifs fixés sur le plan politique, économique et social, le Gouvernement sollicite l’implication de l’ensemble des institutions dans la mise en œuvre des mesures relatives à des ajustements compatibles avec l’environnement économique national et international.

« Ces mesures visent, au regard de la contrainte budgétaire, l’encadrement des ressources disponibles en vue d’assurer le fonctionnement régulier des services publics et l’affectation des économies ainsi dégagées dans les secteurs sociaux prioritaires », annoncé Augustin Matata Ponyo.

Eric Tshikuma / Zoom Eco

Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Advertisement

Edito