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RDC : Décaisser 80 millions USD chaque mois en 2017 sera la prochaine équation électorale !

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Quoi qu’il arrive, l’après 19 décembre 2016 réserve aux congolais une autre équation à résoudre : mobiliser environs 1 milliard de dollars américains afin de financer la suite du processus électoral encours. S’il faut s’en tenir à l’échéance d’avril 2018 pour la présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales, le gouvernement sera contraint de décaisser au moins 80 millions USD chaque mois en 2017. Comment y parvenir dans un contexte de tarissement des recettes publiques suite au ralentissement de l’activité économique ?

Tenez ! Entre aout et fin octobre 2016, le compte général du trésor rapporté par la Troïka Stratégique a indiqué une baisse des recettes publiques allant de 256,461 milliards CDF à 210,640 CDF, soit une baisse d’environs 40 milliards CDF.

C’est dans ce contexte de baisse des recettes constaté depuis le début de l’année que le gouvernement a respecté ses engagements de 20 milliards CDF chaque mois au premier semestre et de 30 milliards CDF chaque mois au second semestre.

Conformément à la volonté consensuelle de l’accord politique du 18 octobre 2016, la CENI a actualisé le budget du processus électoral. Sur 1,8 milliard USD, il y a lieu de déduire environs 300 millions USD déjà décaissé pour la révision du fichier électoral.

Des observateurs électoraux avertis estiment qu’au regard des enjeux et défis techniques de ces trois premiers scrutins en 2018, il serait logique qu’une somme comprise entre 800 millions USD et 1 milliard y soit affectée.

Si cette somme est à aligner normalement dans le budget 2017, la tranche budgétaire des scrutins (indirects et un seul direct) évaluée à environs 500 millions pourrait être, elle, prise en charge par le budget 2018.

La réussite de ce pari passe par la maximisation et la mobilisation accrues des recettes publiques. Il est évident que le prochain gouvernement va devoir travailler avec les régies financières pour être en mesure d’échapper à l’asphyxie financière.

Elle devra également réduire de manière sensible et effective le train de vie budgétivore des institutions politiques afin de trouver de l’équilibre pour couvrir les charges régaliennes de l’état et payer le prix de la démocratie électorale.

Même dans l’hypothèse où le budget électoral sera réduit de 300 ou 500 millions USD, le gouvernement sera toujours contraint, au minimum, de doubler son financement mensuel des opérations électorales.

Ce financement passerait ainsi de 30 millions USD à 60 millions USD par mois. Ce, en tenant compte du taux bancaire pour éviter à la CENI le déficit occasionné par la dépréciation du franc congolais. Avec un maximum de volonté politique, le gouvernement [de transition] parviendra-t-il à concrétiser cet engagement ?

Toutefois, certains analystes avertis sont d’avis que la question de la mobilisation et du décaissement des fonds nécessaires pour amener les électeurs aux urnes en avril 2018 semble porter les germes du prochain glissement.

Ainsi, l’équation électorale au second degré s’appellerait : capacité financière. Il y a lieu de commencer à la résoudre dès à présent.

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