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RDC : Jusqu’où ira Jean-Jacques Lumumba, le lanceur d’alerte ?

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Il a divulgué les informations estimées « compromettantes » de la banque qui l’a employé comme Chef des engagements. Il prétend avoir pris le courage de dénoncer les opérations douteuses et des pratiques de corruption sur le dos de l’Etat (des contribuables) dans cette banque présentée comme celle dirigée par un ami de la famille présidentielle.

Jean-Jacques Lumumba, le désormais lanceur d’alerte est convaincu d’avoir signalé, aux personnes et aux instances ayant le pouvoir d’y mettre fin, un acte illicite et illégal touchant à l’intérêt général. Jusqu’où ira – t – il ?

Si le moment de cette dénonciation et l’authenticité de ses documents font l’objet de controverse, la justice devrait se saisir de ce dossier en ouvrant une instruction judiciaire pour des investigations financières indépendantes et transparentes.

Il n’est pas exclu que l’ex. Chef des Engagements de la BGFI Bank soit contraint de répondre à une vague de procès en tant qu’accusé, plaignant, témoin à charge ou à décharge, ou alors se constituer en partie civile. Et ces genres des procès durent des années. Mais l’objectif demeure celui de faire la lumière sur ce dossier et de dire le bon droit en toute équité et indépendance.

En France, par exemple, le Gouvernement a déjà récupéré des milliards d’euros au bout de cette procédure judiciaire déclenchée à la suite de dénonciations des lanceurs d’alertes. Cependant, ces derniers ne gagnent rien en retour et ils restent la cible d’intimidations, de menaces et de représailles, etc. Ce qui choque davantage, c’est le fait que les employeurs les blacklistent, c’est – à – dire qu’ils ne peuvent être embauchés nulle part par crainte de refaire la même chose : divulguer les secrets bancaires. Le cas de Stéphanie Gibaud qui a divulgué les informations des comptes de la Banque UBS en 2009 en est un exemple patent.

Par conséquent, Jean – Jacques Lumumba devrait penser à dire au revoir à sa profession de banquier dans sa nouvelle vie. Car, la majorité d’employeurs même en Europe ne pourra pas lui faire confiance. Aussi, devrait – il envisager la possibilité de mobiliser les ONG et autres personnes de bonne volonté afin de subvenir à la prise en charge des avocats pour les procès auxquels il sera impliqué.

A moins d’être un acte à visée politique, c’est – à – dire, pour de besoin cosmétique, cette multiplicité de conflits n’a d’issue que la justice, une justice indépendante, équitable et transparente.

Entre temps, Jean-Jacques Lumumba se présente dans l’opinion congolaise comme un cas d’école… Au nom de la Bonne Gouvernance et la lutte contre la corruption, ne faudrait – il pas encourager ce genre de dénonciations dans les entreprises publiques et privées rd congolaises ? Si oui, le législateur devrait consacrer la protection, l’encadrement et la réorientation professionnelle des lanceurs d’alerte congolais.

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