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RDC : le Gouvernement appelé à mettre en œuvre la relance du secteur agricole assorti d’un plan d’investissement !

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RDC : le Gouvernement appelé à mettre en œuvre la relance du secteur agricole assorti d’un plan d’investissement !

La crise de la Covid-19 a constitué pour beaucoup d’Etats un réveil brutal de leur vulnérabilité et dépendance accrue à l’extérieur. En RDC, au-delà de la mobilisation des ressources prévues dans la loi de finances de l’exercice 2020, le pays devra adopter un nouveau paradigme courageux et ambitieux pour faire face aux conséquences de la Covid-19 et relancer l’économie nationale. A cet effet, le Gouvernement est appelé à donner plus de priorité, dans la loi des finances, à la poursuite de la politique de la diversification de l’économie nationale en s’appuyant sur les secteurs porteurs de croissance, tel que l’agriculture en milieu rural. Invitation lancée par la présidente de la chambre basse du parlement le mardi 15 septembre 2020 à la rentrée parlementaire.

La relance du secteur agricole dans le milieu rural doit être accompagnée d’autres mesures drastiques. Il s’agit par exemple de la réhabilitation continue des routes de desserte agricole ; les mesures incitatives en faveur du secteur privé et l’amélioration continue du climat des affaires ; la protection des investissements privés ; l’investissement dans le capital humain notamment la jeunesse par la lutte contre le chômage ; le soutien aux petites et moyennes entreprises ainsi que l’amélioration graduelle des mesures en faveur des couches les plus défavorisées pour améliorer le capital humain national.

En somme, estime Jeanine Mabunda, le Gouvernement doit adopter et mettre rapidement en œuvre un plan de relance du secteur de l’agriculture assorti d’un plan d’investissement conséquent et d’un coût de mise en œuvre sur les cinq prochaines années, en y associant le secteur privé.

Il doit aussi rendre opérationnel le Fonds national de développement agricole institué par la Loi n°11/022 du 24 décembre 2011 portant principes fondamentaux relatifs à l’agriculture. Ceci, en vue de soutenir et d’encourager les investissements publics et privés dans ce secteur aux fins de garantir la sécurité et l’autosuffisance alimentaire et de faire de l’agriculture un de principaux secteurs porteurs de croissance et de création des richesses et d’emplois pour une population jeune et forte à plus de 70 pourcent.

A Mabunda d’insister que ce plan d’investissement global devrait stimuler une croissance annuelle soutenue du secteur agricole de plus de 6%, indispensable pour réduire la pauvreté. Ce plan devra aussi assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations congolaises et générer durablement des emplois et des revenus.

Par ailleurs, elle a exhorté le Gouvernement à prévoir, dans le projet de loi de finances de l’exercice 2021, des ressources suffisantes pour le financement des projets à impact rapide sur la production intérieure des denrées alimentaires de consommation courante et leur acheminement dans les centres de consommation. Il en est de même des appuis budgétaires aux structures nationales de recherche agronomique.

D’après la speaker de la chambre basse du parlement, pour la relance effective de l’économie, il est impérieux que le Gouvernement travaille de concert avec le secteur privé qui est un partenaire essentiel notamment dans la promotion des politiques publiques adaptées favorisant l’émergence d’une industrie locale. A cet effet, il est important que le Gouvernement veille à améliorer son attractivité nationale par la simplification de son système fiscal qui connait près de 320 systèmes d’assiette et de recouvrement entre l’Etat central et les Provinces.

La Présidente du Parlement a suggéré au Gouvernement d’entamer avec le secteur privé une discussion sur l’évaluation de la mise en œuvre effective des mesures sur le Forum national sur les réformes fiscales. Une clarification sur les questions de la TVA à l’importation des denrées de base et des opérateurs miniers, de clarification des exonérations ainsi que sur les mécanismes des contrôles des assujettis qui ne doivent pas prendre des allures tracassières est nécessaire.

Et ce n’est que de cette façon que la RDC diminuera ses dépenses annuelles en importation alors qu’avec tout son potentiel agricole, elle est en mesure de produire elle-même ce qu’elle importe.

Nadine FULA

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