Finance
RDC : le service de la dette publique exécuté à hauteur de 940,9 milliards de CDF à fin septembre 2026

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a consacré 940,9 milliards de CDF, soit plus de 414 millions USD, au paiement du service de la dette publique à fin septembre 2026.
D’après les états de suivi budgétaire provisoires de la direction générale des politiques et programmation budgétaire, ce montant comprend 852,7 milliards de CDF affectés au remboursement du capital et 88,1 milliards de CDF au paiement des frais financiers.
Selon les données budgétaires, le remboursement du capital de la dette publique affiche un taux d’exécution de 56 % des prévisions, tandis que les frais financiers ont été exécutés à hauteur de 10,2 %.
Dans le détail, le remboursement du principal de la dette extérieure s’est établi à 690,2 milliards de CDF, correspondant à un taux d’exécution de 13,4 %. Cette enveloppe comprend 158,6 milliards de CDF au titre de la dette envers le Club de Kinshasa et 531,6 milliards de CDF destinés au règlement de la dette multilatérale.
Pour sa part, la dette intérieure a enregistré des remboursements en capital de 162,5 milliards de CDF, soit un taux d’exécution de 18,1 %. Ces paiements se répartissent entre la dette commerciale, pour laquelle 115,5 milliards de CDF ont été décaissés, et la dette sociale, qui a bénéficié de 47 milliards de CDF.
S’agissant des frais financiers, les paiements effectués par l’État congolais se sont chiffrés à 88,1 milliards de CDF à fin septembre 2026, représentant un taux d’exécution de 10,2 %.
Ils comprennent notamment 17,5 milliards de CDF d’intérêts sur la dette envers le Club de Kinshasa et 70,6 milliards de CDF d’intérêts sur la dette multilatérale.
En revanche, aucune exécution n’a été enregistrée au titre des intérêts moratoires, des intérêts sur la dette envers le Club de Paris, des intérêts sur la dette financière intérieure ainsi que des intérêts titrisés.
La structure des décaissements fait ainsi ressortir une prédominance du remboursement du capital dans le service de la dette publique, alors que les paiements d’intérêts demeurent limités au regard des prévisions budgétaires.
Ces données, arrêtées à fin septembre 2026, renseignent sur le niveau d’exécution des engagements financiers de l’État congolais au cours des neuf premiers mois de l’exercice budgétaire 2026.
Mitterrand MASAMUNA







