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Finance

RDC : Les dépenses de personnel atteignent 5 464,7 milliards de CDF à fin juin 2025

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À fin juin 2025, les dépenses de personnel engagées par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) se sont élevées à 5 464,7 milliards de Francs congolais (CDF), soit environ 1,9 milliard de dollars américains.

Ce niveau de dépenses représente un taux d’exécution budgétaire de 164,7 %, bien au-delà des prévisions initiales de 3.313,7 milliards de CDF inscrites dans la loi de finances pour le premier semestre.

Selon les données provisoires issues des états de suivi budgétaire, les dépenses générales de l’État congolais se sont établies à 15 561,1 milliards de Francs congolais (CDF), équivalant à environ 5,4 milliards de dollars, contre des prévisions linéaires arrêtées à 9 407,0 milliards de CDF.

Les dépenses de personnel, à elles seules, représentent 35,1 % de l’ensemble des dépenses exécutées au cours des six premiers mois de l’année en cours.

Pour toute l’année 2025, les prévisions en matière de dépenses de personnel s’élèvent à 12 097,3 milliards de CDF, soit environ 4,2 milliards de dollars américains.

Les dépenses de personnel regroupent l’ensemble des rémunérations versées aux agents publics : salaires, primes, indemnités, cotisations sociales et autres avantages liés à l’emploi dans la fonction publique (enseignants, agents de santé, militaires, police, fonctionnaires de l’administration, etc.).

Leur poids dans l’exécution budgétaire de plus d’un tiers des dépenses générales reflète une structure budgétaire fortement axée sur le fonctionnement de l’appareil étatique plutôt que sur les investissements productifs ou les services publics directs à la population.

Si cette tendance peut s’expliquer en partie par l’augmentation des effectifs publics ou des ajustements salariaux (indexation, régularisation, nouvelles unités, etc.), elle soulève aussi des préoccupations quant à la soutenabilité des finances publiques, surtout dans un contexte où d’autres secteurs prioritaires comme la santé, l’éducation ou les infrastructures peinent souvent à recevoir des financements suffisants.

Mitterrand MASAMUNA

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