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RDC : Les réserves de change chutent de plus de 30% en huit mois !

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Au 06 septembre 2016, la baisse continue du niveau des réserves internationales a franchie la barre de 1 milliard USD pour se situer exactement à 998,78 millions USD, couvrant 4,41 semaines d’importations des biens et services alors qu’elles se situaient à 6 semaines en janvier de l’année en cours. La nouvelle de cette ligne rouge a été annoncée par la Troïka Stratégique de ce lundi 12 septembre 2016. En termes clairs, le pays n’a pas réussi à constituer suffisamment des réserves en temps utile afin de puiser sur ces ressources en période de crise comme d’aujourd’hui.

Se référant aux Communiqués de la Troïka stratégique, Zoom Eco constate effectivement la courbe descendante des Réserves internationales. En effet, depuis le début de l’année, la vitesse s’est accélérée. Voici comment cette richesse de précaution s’est amenuisée :

•Au 21 janvier 2016 : 1.385,63 millions USD, couvrant 6,12 semaines d’importations des biens et services.
•Au 24 février 2016 : 1.352,71 millions USD, couvrant 5,97 semaines d’importations.
•Au 10 mars 2016 : 1.308,9 millions USD, couvrant 5,78 semaines d’importations.
•Au 08 avril 2016 : 1.278,58 millions USD, couvrant à 5,65 semaines d’importations.
•Au 13 mai 2016 : 1.203,38 millions USD, couvrant 5,31 semaines d’importations.
•Au 15 juin 2016 : 1.183,51 millions USD, couvrant 5,23 semaines d’importations.
•Au 15 juillet 2016 : 989,65 millions USD, couvrant 4,40 semaines d’importations.
•Au 30 août 2016 : 1.001,0 millions USD, couvrant 4,42 semaines d’importations.
• Au 06 septembre 2016 : 998,78 millions USD, couvrant 4,41 semaines d’importations des biens et services.

En réalité, chaque nation souhaite détenir des montants importants de réserves afin de se prémunir contre des risques macroéconomiques. La constitution et l’accroissement des réserves internationales obéissent sans doute à un motif de prudence de la part des autorités monétaires, qui en font une forme de « richesse de précaution » permettant en principe de dissuader, et le cas échéant de faire face, et donc d’éviter les crises de change, dont l’effondrement des prix des produits de base a montré à quel point elles peuvent être violentes.

« De telles réserves de précaution devraient théoriquement vocation à être d’autant plus importantes que les risques sont perçus comme élevés dans les pays tributaires des ressources naturelles avec une plus grande volatilité des exportations qui exige des niveaux de réserves plus élevés », a indiqué Albert Tcheta-Bampa.

Le recours aux réserves par la Banque Centrale pour intervenir sur le marché des changes par la cession des devises n’a pas réussi à atténuer la force des pressions que le choc fait peser sur la position extérieure et le taux de change.

« Etant donné que les réserves de change n’ont pas permis d’amortir les effets du choc, le rôle qu’elles peuvent jouer aujourd’hui s’amenuise. La Banque Centrale du Congo risque même de ne pas assurer son objectif extérieur », a – t – il commenté.

Ces réserves étant limitées, il y a nécessité de reconstituer et de préserver une marge de sécurité pour pouvoir faire face à d’autres chocs. Les membres de la Troïka affirment avoir examiné différentes pistes pour assurer son relèvement. Ces mesures concernent aussi bien le secteur de l’économie réelle que monétaire.

Selon un analyste ayant requis l’anonymat, la politique économique et financière actuelle pilotée par la Troïka stratégique a atteint ses limites. Car, ses membres ont été incapables d’ajuster leurs décisions aux situations nouvelles. Faudrait – il espérer que les mesures annoncées cette fois – ci portent les fruits escomptés? Wait and see.

Zoom Eco

A RE(LIRE) :
RDC : Finances publiques, les indicateurs sont au rouge !
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