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RDC : Les trois motivations de la révision budgétaire de 22%

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Si le collectif budgétaire est adopté, le budget 2016 passerait de 8 milliards à 6 milliards de dollars américains. Le Premier Ministre, Augustin Matata Ponyo était à l’Assemblée Nationale lundi dernier pour solliciter un correctif de la loi des finances de l’exercice 2016. Ci – dessous, les trois principales motivations de ce réaménagement budgétaire qui, selon le Chef du Gouvernement, a pour objectif d’éviter l’hyperinflation du genre de celle que le pays avait connue dans les années 1990.  

Premièrement, il s’agit de la dégradation de l’environnement macro-économique et de l’amenuisement du niveau des recettes publiques, du fait de la chute du coût des produits pétroliers et miniers. Selon le Comité de Politique Monétaire, l’exécution du plan de trésorerie des finances publiques s’est soldée fin avril par un déficit mensuel de 14,9 milliards CDF, portant le déficit annuel à 87,8 milliards.

« Cette situation étant de nature à accentuer les pressions sur le taux de change, le CPM reste persuadé que le rétablissement de l’équilibre implique forcément la régularisation de la liquidité et des politiques contracycliques », note – on.

Deuxièmement, c’est la tendance baissière des paramètres macro-économiques principalement le taux de croissance qui était projeté à 9% alors qu’il se situe présentement à 6,6%. Cela exige la révision à la baisse du train de vie des institutions de la République d’environs 30% afin d’équilibrer et de faire face à l’amenuisement du niveau de recettes internes avec son impact négatif lié, entre autre, à la baisse de l’importation des marchandises au cours de l’exercice 2015.

« Au 13 mai 2016, le solde mensuel est négatif de 142,486 milliards CDF, découlant des recettes de 65,638 milliards CDF et des dépenses de 208,124 milliards CDF, dont essentiellement les salaires du mois de mai pour 150,266 milliards CDF », rapporte la Troïka Stratégique dans son rapport du 16 mai 2016.

Troisièmement, il s’agit des recommandations des institutions financières internationales, notamment le FMI et la Banque Mondiale à l’endroit des pays africains, les invitant à diversifier leurs économies et maîtriser leurs dépenses tout en accroissant les recettes fiscales ; de trouver un bon équilibre en ce qui concerne le financement des projets d’infrastructures afin d’éviter le risque d’endettement excessif.

A ces motivations du Gouvernement Matata, les analystes ajoutent les causes endogènes qui restent encore des maux résistants et nécessitants une thérapie de choc. Il s’agit de du faible taux de mobilisation des recettes plombée par le coulage des recettes publiques, l’exécution des dépenses ostentatoires et non prévues dans le budget, les dépassements budgétaires des institutions de la République…

En attendant, le budget 2016 nécessite une révision à la baisse de 2 milliards CDF sur les 6,610 milliards CDF initialement prévus afin de pouvoir s’adapter à des paramètres plus réalistes et véridiques. Au Premier Ministre de dire au peuple de manière claire et précise les dépenses et les recettes couvrant l’enveloppe d’un peu plus de 2 milliards USD supprimés dans cet exercice du réalisme et de crédibilité budgétaire.

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