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RDC : «Machine à Voter» au centre d’intérêts commerciaux !

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[CONFIDENTIEL] – La Machine à Voter est au centre d’une guerre d’intérêts «commerciaux» entre quelques partenaires techniques et financiers de la CENI. Ils seraient intéressés à gagner le marché de production et de livraison de ces engins, au total 105 149 nécessaires pour les élections de 2018. La ligne de crédit allouée à ce marché étant intéressant : 157,7 millions USD, sans compter les coûts de déploiement, il y a de quoi se frotter les mains !

« Le problème de la Machine à Voter est tout autre : les intérêts du marché qu’elle présente. Et la crise n’est pas électorale. C’est la guerre de marchés… D’où, le sens de la campagne de diabolisation dont elle fait l’objet», a déclaré à Zoom Eco une source crédible proche des diplomates, sous le sceau confidentiel.

Bras de fer
Il est vrai que l’organisation des élections en RDC est une tâche pharaonique. Elle représente à la fois un défi de mobilisation humaine, un défi logistique dans un pays aux dimensions continentales et elle offre surtout une opportunité de «big deals» aux grands fournisseurs. Depuis 2011, apprend – on des sources recoupées, elle fait l’objet d’un bras de fer entre la CENI et certains de ses partenaires. Et la contrainte des délais du processus électoral en cours complique davantage la question.

Dans son plan opérationnel, la CENI a proposé l’introduction d’une machine à voter pour réduire sensiblement le coût et gagner du temps souvent pris dans la production et le déploiement des bulletins de vote à travers les 145 territoires de la RDC. Bien que la taille du bifteck soit réduite, contre les intérêts des fournisseurs occidentaux soutenus par certains partenaires de la CENI, cela reste tout de même une sérieuse opportunité d’affaire.

D’après la même source, la réticence de plusieurs partenaires de la CENI au sujet de cette innovation reposerait sur les impératifs commerciaux. Car, certains auraient voulu que des entreprises de leurs pays fournissent les 105 149 Machines à Voter.

Il y aurait également un certain flou artistique dans l’estimation par la MONUSCO des coûts notamment de la logistique que certains experts jugent très élevée contrairement aux estimations de la CENI.

Hypothèse «appui zéro» de la CI
A ce jour, la communauté internationale ne s’est que peu engagée dans le financement du processus. Si la Belgique a annoncé 5 millions USD, l’engagement d’autres partenaires dans le cadre du PACEC évalué à 135 millions USD ne connaît aucun début d’exécution.

Qu’à cela ne tienne, le Gouvernement congolais est parti de l’hypothèse «zéro appui» de la communauté internationale pour le financement de ces élections. Le Chef de l’Etat, Joseph Kabila l’a encore souligné dans son dernier message des vœux à la Nation pour demander au peuple de s’approprier le processus.

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Quoi de plus normal qu’en respect du principe de «souveraineté», tout appui des partenaires techniques et financiers de la CENI soit le bienvenu pour alléger la charge au Gouvernement.

« La CENI a déjà un Budget détaillé qu’il a remis à ses partenaires. Dans l’hypothèse où ils veulent mettre la main dans la pâte, ils n’ont qu’à identifier les postes du Budget à prendre en charge dans les cadres des prévisions existantes», a commenté un Expert indépendant.

Entre les lignes, il y a lieu de comprendre que l’enjeu pour la CENI serait d’éviter le diktat de certains lobbies étrangers dans le choix des fournisseurs des services et d’équipements au profit des intérêts de ces derniers sans tenir compte de la qualité, de la sécurité et de la délicatesse des élections souhaitées par les congolais.

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Pour rappel, le budget de 432 millions évalués par la CENI représente la totalité des coûts pour relever le défi de l’organisation des 3 premiers scrutins le 23 Décembre 2018. Dès lors, a insisté la source, il est important pour les partenaires de la CENI, s’ils tiennent réellement au processus, de clarifier leurs intentions pour épauler le Gouvernement dans ce contexte de crise économique.

Zoom Eco

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Edito

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