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RDC : Marché de change, la spéculation s’accentue et le franc congolais replonge !

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La spéculation continue à dicter sa loi sur le marché de change à Kinshasa. Et le Franc Congolais replonge après une accalmie observée depuis le week-end dernier. Si l’annonce de la mesure d’intervention de la Banque Centrale du Congo (BCC) par la vente des devises aux banques commerciales a fait baisser la tension, l’attente de l’application de cette mesure ravive actuellement la spéculation.

Le dollar s’est négocié à la clôture de la journée du jeudi 19 janvier à 1 290 CDF au taux acheteur alors qu’il était à 1 250 CDF la veille dans les bureaux de change agrées.

La mesure de confiance annoncée par la BCC et bien accueillie par les marchés de change tarde encore à entrer en application. Alors que sa mise en exécution vise à atténuer la pression qu’exerce la hausse des importations sur le comportement de la devise américaine sur le marché de manche congolais.

A RE(LIRE) : RDC : La BCC prend trois mesures pour stabiliser le franc congolais !

Du côté de la Banque Centrale, nous apprenons de nos sources que les préparatifs de la vente des devises par adjudication seraient en phase de finalisation. D’autant qu’il est nécessaire pour les Experts d’achever les concertations avec les opérateurs économiques, principaux importateurs des biens.

Entre-temps, le Gouverneur de la BCC qui était face à la presse samedi dernier a levé un pan de voile sur la facture mensuelle des importations du pays.


« Les besoins en devises pour importations sont montés à 84 millions USD alors qu’ils étaient à 53 millions au 31 décembre. Donc, c’est chaque jour qu’on voit ce besoin monter. Il fallait donc annoncer cette intervention pour atténuer la pression sur le prix de la devise américaine »
, a expliqué à la presse Deogratias Mutombo, cité par Radio Okapi.

Si le Gouverneur a déploré également une consommation tournée vers l’extérieur de la RDC, tant en devises qu’en produits de consommation, il n’a cependant pas précisé le montant de cette prochaine intervention.


« 50 millions USD comme l’année passée ou 84 millions USD tel qu’indiqué par le Gouverneur pour couvrir la note des importations de janvier 2017 ? En attendant la réponse, il y a lieu pour la BCC de tout de vite mettre en œuvre cette mesure de confiance avant que la spéculation n’accélère la dépréciation de la monnaie nationale »
, a commenté un analyste économique.

Les opérateurs économiques étant à la recherche d’importantes devises pour assurer les importations des marchandises de l’étranger se heurtent régulièrement à la rareté de ces devises étrangères sur le marché de change. Et les banques commerciales n’attendent que cette opération pour être en mesure de leur servir.

Il s’agit là d’une solution temporaire. Tant que l’économie congolaise dépendra à 90% des exportations des matières premières et que les prix de celles – ci resteront en baisse sur les cours internationaux, cette rareté des devises pour couvrir la facture d’importations va perdurer.

Eric TSHIKUMA/Zoom Eco

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