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RDC : Matata Ponyo saisit l’IGF pour préconiser l’audit de la gestion financière de Bukangalonzo

L’ancien premier ministre, Matata Ponyo Mapon vient d’encourager l’Inspection générale des finances (IGF) à mener une enquête sur la gestion financière du projet du Parc agro-industriel de Bukangalonzo. Objectif : établir les responsabilités des personnes impliquées dans ce que d’aucuns qualifient de détournement de deniers publics.
Dans une correspondance adressée à l’inspecteur général des finances, chef des services, depuis le 26 août 2020, laquelle lettre circule sur les réseaux sociaux, le sénateur Matata Ponyo manifeste son intention de voir son image lavée au regard de tout ce qui se raconte autour de son nom derrière ce projet ayant souffert, d’après le chef de l’Etat, de mauvaise gouvernance.
« Il est recommandable, au regard des appréhensions de mauvaise gouvernance évoquées précédemment, que l’Inspection générale des finances se saisisse du dossier, contrôle l’ensemble des comptes inhérents à ce projets dès le début des travaux jusqu’à ce jour, afin que toute la lumière soit établie sur l’ensemble des opérations financières liées à ce projet, et que toutes les responsabilités de détournement éventuel des fonds publics soient établies », a – t – il écrit à Jules Alingete Key.
Pour y parvenir, Matata Ponyo s’est prêté volontiers de verser à l’IGF les rapports des différents audits sur le projet du parc agro-industriel de Bukangalonzo qui ont été, par lui, diligentés auprès d’Ernest & Young.
Evoquant les modalités pratiques de gestion financière et technique de ce projet dans sa globalité par Africom Commodities, l’ex. premier ministre dédouane l’Etat et lui-même en ces termes : « aucune structure gouvernementale n’était impliquée dans la gestion des fonds destinés au projet. La responsabilité du Gouvernement était limitée à l’impulsion, au suivi et évaluation des travaux du parc. »
Qu’au-delà de ses dénégations Matata Ponyo fasse le premier pas en demandant formellement à l’IGF d’inspecter le projet Bukanga-Lonzo, c’est un signe de bonne foi que nous saluons. La balle est dans le camp de l’IGF, de la Cour des Comptes et/du parquet Congolais. @CongoChallenge https://t.co/ikqQZU7Sjh
— LUCHA 🇨🇩 (@luchaRDC) September 2, 2020
Matata Ponyo part de ce fait pour rappeler qu’un contrat formel avait été signé entre cette entreprise sud-africaine et quatre ministères du Gouvernement central pour ce partenariat public-privé, lequel consistait à garantir une gestion efficiente des fonds publics engagés dans le projet.
Par conséquent, soutient-il, l’entreprise gestionnaire (Africom Commodities) avait l’obligation des résultats du point de vue financier et opérationnel.
« Ce projet de modernisation de l’agriculture devrait concourir à terme à l’objectif principal d’autosuffisance alimentaire du pays. Dans cette perspective et conformément au programme national d’investissement agricole, plusieurs parcs avaient été planifiés à travers le pays, Bukangalonzo n’ayant été qu’un projet pilote. Ces travaux se sont bien exécutés jusqu’à la fin de mon mandat en décembre 2016. Par la suite, ce projet industriel et pluriannuel en phase de croissance s’est brusquement arrêté parce qu’aucun paiement à son profit n’a été plus effectué à partir de janvier 2017 », a rappelé Matata Ponyo.
A RE(LIRE) : ratés de Bukangalonzo, le peuple mérite des explications !
A travers sa courageuse sollicitation auprès de l’inspecteur général des finances, chef de service, l’ex. premier ministre pense que cette démarche visant à faire une démonstration de la vérité ne peut qu’appuyer la volonté du chef de l’Etat d’améliorer la gouvernance dans la gestion des affaires publiques laquelle couplée à un leadership de qualité constitue la condition sine qua non au décollage économique de la Rd Congo.
Face à la pression qui monte d’un cran au sein de l’opinion pour voir les autorités congolaises et la justice tirer les conséquences de cette triste expérience, Matata Ponyo s’est vu obligé de faire ce premier pas vers l’Inspection générale des finances dans le but d’engager des enquêtes appropriées tant qu’il ne se sent visiblement pas impliquée dans une quelconque mégestion ni coupable de quoique ce soit.
#RDC @eberande : « l’Inspection générale des finances ne pourra avoir de la crédibilité auprès des controlés que lorsque elle-même se sera dotée des valeurs républicaines. » | #IGF @Presidence_RDC @fatshi13 via @Zoom_eco pic.twitter.com/4Qa7VvLULr
— ZoomEco TV (@ZoomEcoLive) July 24, 2020
Dès lors, il appartient à Jules Alingete Key et ses collaborateurs à prendre à bras-le-corps ce dossier pour que la toute la vérité éclate et que les personnes réellement impliquées soient déférées devant la justice afin de répondre de leurs actes.
Emilie MBOYO
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