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RDC : Portefeuille, la clé de répartition de fonds de la rétrocession divise le ministère et l’Intersyndicale

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Face à ce qu’elle qualifie de zones d’ombres, l’Intersyndicale du ministère de Portefeuille en appelle à l’autorité du ministre du Budget afin de tirer au clair la clé de répartition de la rétrocession octroyée au ministère du Portefeuille.

Pour les syndicalistes, cet argent est « reparti de manière injuste et cette répartition viole la loi ».

Pour manifester leur désapprobation face à ce qu’ils qualifient d’injustice, les membres de l’Intersyndicale de Portefeuille ont organisé un sit-in en début de semaine devant le cabinet du ministre de Portefeuille, Adèle Kayinda, espérant obtenir gain de cause.

En réaction, le conseiller financier du ministre de Portefeuille, Guylain Mambu, s’inscrit en faux contre la démarche de l’Intersyndicale et indique qu’il n’existe aucune zone d’ombre dans la clé de répartition de la rétrocession octroyée au ministère de Portefeuille.

Dans cette enveloppe, soutient-il, 40% revient au ministère et 60% à l’administration. Ce qui, selon lui, est légal.

« Il n’y a pas de zone d’ombre dans la rétrocession au ministère du Portefeuille. La clé de répartition appliquée aujourd’hui est celle validée depuis début 2021 par Jean-Beaudouin Mayo alors ministre du Budget », a-t-il fait savoir.

Et d’ajouter : « Nous détenons une correspondance très récente du ministre des Finances. Cette correspondance nous renvoie pratiquement au respect scrupuleux de la circulaire de 2021, signée par le Vice-premier ministre et ministre du Budget, Jean-Beaudouin Mayo, stipulant que pour ce qui est de la rétrocession, la répartition est faite de 60% pour la motivation du personnel et 40% pour les frais de fonctionnement et investissement ».

Une autre correspondance datant de 2016 est brandie par Guylain Mambu règlerait également ce problème.

« Dans cette correspondance qui date de 2016, le ministre des Finances de l’époque, Henri Yav Mulang, avait rebondi sur une lettre du Premier ministre Matata à l’époque qui indique que de ces 100% des fonds rétrocédés pour la motivation de personnel, le secrétariat général a droit à 50% du montant rétrocédé, le Conseil supérieur du portefeuille prend 20% et le cabinet bénéficie de 30% du montant retrocédé. Pareil pour les frais de fonctionnement », a-t-il soutenu.

Après ce qu’il qualifie d’éclairage, le conseiller financier du ministre de Portefeuille estime que les syndicalistes ne parleront plus de zones d’ombres dans la clé de répartition de la rétrocession due au ministère du Portefeuille.

Signalons par ailleurs que quelques jours après sa nomination au ministère du Portefeuille, Adèle Kayinda, a promis de « parachever la réforme » au sein des entreprises du Portefeuille, afin d’augmenter la contribution de son secteur dans le budget de l’État.

Treize ans après le lancement du processus, la ministre de Portefeuille a jugé inacceptable le fait que le processus peine à apporter des solutions durables.

« Ma vision dans ce domaine, c’est de faire progressivement du Portefeuille de l’État un secteur porteur des richesses pour la RDC en augmentant sa contribution au PIB et au financement du budget de l’État dans les proportions enviables des décennies 1960-1980 soit respectivement 60% à 40 % », a déclaré Adèle Kayinda.

Pour y parvenir, la ministre de Portefeuille « ne peut compter que sur la remise en ordre de la marche des entreprises publiques ». Ce qui signifie, selon Adèle Kayinda, de faire du temps un allié et pas un adversaire.

Olivier KAFORO

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